| VendrEDI | ![]() |
lettre de Claude Chiaramonti | ||
| sur les
données de l'échange électronique | ||||
| Numéro 62 25 avril 2003 | ||||
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OAG admis au MoU : |
SOA=EDI>XML>SW | |
| aussi bien BizTalk qu' ebXML ! |
une évolution
inéluctable |
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Le consortium
Open Applications Group, OAG
Incorporated, a été fondé en 1995. Son
but est de proposer des spécifications aux fournisseurs de
software ou middleware pour
qu'ils facilitent l'inter-opérabilité Plug and
Play des produits. Cela aussi bien pour les ERP, la
supply chain ou le CRM, que pour l'intégration
interne. La devise d'OAG est ainsi : "Best Practices and XML
Content for Everywhere-to-Everywhere Integration".
La dernière version 8-1 Beta
d'Oagis (OAG Integration Specification) vient de sortir
et com-porte 545 schémas XML et 430 BOD, Business
Object Document, apport original d'OAG. Ces BOD participent
d'un canonical business lan-guage intersectoriel
pour éviter que chaque secteur ne réinvente sa commande
et sa facture. Le secteur des ressources humaines a ainsi
considéré ses besoins d'échanges HR-XML comme
des BOD.
Une souplesse de type API qui fait
qu'Oagis peut être utilisé aussi bien par ebXML que
RosettaNet ou BizTalk. Et Microsoft est vu par OAG comme l'un de
ses major contributors. Or OAG venant, après Oasis,
d'être admis fin 2002 comme membre du
MoU sur l'e-business, on aura bien
là un Memorandum of Understanding "comprenant"
même indirectement Microsoft ! Mais "comprendre" ne signifie
pas forcément être très volontariste pour se
répartir les rôles et le MoU pouvait s'épeler
Momentum of Unwilling !
En effet, Oasis y dispute la sémantique
d'ebXML au Cefact-Onu et l'ITU vient de se lancer lui aussi
dans la normalisation de l'e-commerce et
l'e-Health ! Cela ne donne pas beaucoup
d'autorité au Management Group du MoU, par
exemple pour demander à l'IETF de mieux
expliquer comment s'articule son Electronic Commerce
Modeling Language avec les travaux déjà entrepris
!
Seuls les BOD et les autres
spécifications d'Oagis semblent modeler une "API de
contenu-action" qui ne contrarie personne. L'arrivée
d'OAG au MoU représenterait-elle alors un petit espoir de voir
enfin se réaliser l'ambition du MoU : éviter les
approches concurrentes entre les offreurs pour que les utilisateurs
de l'e-business puissent disposer d'un jeu de
standards cohérents et sans double emploi ? |
D'après le Census, le B2B représente
93% de l'e-commerce aux USA, avec 86,3% en EDI
classique (surtout en Ansi X12) dans la vente de gros. Et la charge
des messages SOAP n'y représente encore que 2% d'après
Zapthink. En France 1% seulement des entreprises utilisant l'EDI
ont aussi recours à XML. Le rythme de migration de l'EDI vers
XML et les Services Web (SW) est donc encore bien lent,
d'abord pour deux raisons : pourquoi changer ce qui
marche, et mieux vaut attendre de voir quel va être le
résultat de la guerre des standards !
Mais l'évolution est
néanmoins inéluctable, pour des raisons de technique
et de business :
1/ Du point de vue business, on
aura une utilisation simultanée de toutes les techniques
d'échange pour mieux faire face à des besoins
différents, notam-ment quant au caractère plus ou moins
loosely coupled et interactif des transactions. Si les
échanges répétitifs et peu évolutifs des flux
tendus resteront longtemps assurés en EDI, les nouveaux
partenaires seront reliés par des messages XML,
par exemple envoyés par e-mail. Et comme pour le Web EDI,
la réponse à ces messages sera transformée en
message EDI par une passerelle.
De même, les flux liés à de
nouveaux processus seront créés en XML et non plus
par de nouveaux messages EDI. Les places de marché
sectorielles B2B remplaceront aussi l'EDI comme élément
fédérateur autour d'un dialecte XML. Et une fois
stabilisés et sécurisés, des Services Web
business driven se développeront alors de
la simple recher-che d'information à la transaction
complexe.
2/ Cette évolution ne sera pas contrariée
d'un point de vue technique. Outre l'économie
procurée par Internet par rapport aux RVA, ou
l'arrivée des nouveaux PGI communicants (ERP 2) la pression de
la SOA, Services Oriented Architecture, pour la
réutilisation des intégrations de processus
accé-lérera la migration de l'EAI vers le concept de
service interne : et si l'architecture interne du SI des
entreprises est basée sur le concept de service à
couplage lâche, type Services Web,
l'architect
ure de
leurs relations externes suivra ! Alors, sans vouloir
forcer son rythme, autant accompagner cette évolution
inéluctable ! |
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Pour que "le message passe" il faut bien être d'accord sur le sens des données à transmettre |
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Metadata Registries : |
Microsoft à Oasis : | |
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vers une articulation
? |
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quadrille ou
convergence ? |
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En EDI classique, on connaissait ses
partenaires et on se mettait d'accord avec eux, souvent en
one to many, sur une déclinaison
personnalisée des Guides d'utilisation des messages Edifact ou
ANSI X12.
En Services Web, cela continuera à
être du one to many, mais chacun pouvant être le
one, pas seulement les grands donneurs
d'ordres. Cela, grâce à des metadata
registries de référencement où l'on
trouvera le profil d'une entreprise avec laquelle
on prévoit une transaction. C'est la définition
d'UDDI où sont référencés, pour chaque
entreprise, les produits et les services qu'elle offre,
où et comment. La version 3
d'UDDI (cf le
n°59 de VendrEDI) marque
des progrès vers l'universalité.
Mais à côté d'UDDI, il y a
d'autres metadata registries, portant sur les formats, la
sémantique, les composants, les schémas et autres
"objets" :
- un coup de chapeau d'abord à l'ISO
11179, norme éprouvée sur la manière de nommer,
décrire, identifier et enregistrer les données. Elle
facilite grandement les comparaisons entre sources ;
- il y a ensuite la
DCMI,
Dublin Core Metadata Initiative (Dublin dans l'Ohio) qui a
abouti récem-ment à la norme ISO 15836 pour réaliser
un réseau coordonné de vocabulaires de description
séman-tique des données (vocabulaires basés sur RDF,
Ressource Description Framework ;
- pour la sémantique, avec RDF,
il faut citer OWL, les TopicMaps et même le projet
XFML,
eXchangeable Faceted Metadata Language, sans oublier un possible
réseau de namespaces regis-tries enregistrant et
reliant les vocabulaires ;
- il y a enfin les registries
prévus par ebXML pour enregistrer tous les "objets" de
l'e-business, codes, best practices, description
de Services Web en WSDL, profils d'entreprises etc. General Motors,
entre autres, gère en extranet un registry
ebXML qui inclue des BOD d'OAG (cf 1ère page).
Tout cela n'est pas évident ! Les
"données sur les données" étant censées
faciliter la tâche des déve-loppeurs et utilisateurs
potentiels pour le décollage de l'e-business, on
attend une road map qui montre à tous où
trouver des metadata registries cohérents et
complémentaires.
Les différents consortiums de
standardisation dev-raient d'abord s'inspirer des normes
existantes : la sémantique partant de la norme
Dublin Core et la gestion de contenu et les
procédures d'enre-gistrement étant assurées
suivant l'ISO 11179. UDDI serait alors chargé de la
discovery, mais y compris celle des "objets" ebXML,
parmi lesquels seraient inclus les schémas XML pour tout
boucler.
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Le but des Services Web est l'interopérabilité
universelle entre applications, grâce au modèle
loosely coupled assurant une intégration souple entre
systèmes hétérogènes. Ce qui suppose,
au-delà de WSDL, de savoir modéliser et conduire
les séquences de messages peer to peer, synchrones et
asynchrones, représentant un business process.
D'où l'importance, afin de pouvoir exécuter en commun
chaque business process, d'un langage
standardisé indispensable à
l'interopérabilité de bout en bout des Services
Web.
Où en est-on de cette convergence vers un langage
d'exécution des business process ? Si comme pour les
autres domaines de standardisation des Services Web,
sémantique métier, sécurité
et reliability des échanges, on était
jusqu'à présent dans une situation de guerre paralysante,
la situation semble avoir récemment évolué de
manière positive.
En effet, après avoir quitté la réunion
inaugurale du groupe de standardisation du W3C sur le Business
Process management, Microsoft, IBM et BEA viennent de
soumettre à
Oasis
BPEL4WSV1.1, nouvelle version
améliorée à laquelle se sont joints SAP et
Seibel. Première réunion le 15 mai du
nou-veau WSBPEL TC d'Oasis sous une co-présidence
Microsoft-IBM.
Après la valse-hésitation, la choreography
passe donc au quadrille avec changement de partenaires !
En effet, le projet rival de Sun, WSCI, reste bien, lui, soumis au
W3C ! Et jusqu'à présent, on voyait Sun
animer à Oasis des armes anti-Microsoft : ebXML ou
l'utilisation dans SAML de Liberty Alliance,
spécification opposée à Passport de
Microsoft pour la gestion des identités dans les Services Web.
Chassé croisé type java-vache, ou reflet de
l'orien-tation business d'Oasis qui laisse chacun
créer son groupe alors que le W3C essaye d'abord de main-tenir
une cohérence d'ensemble ?
Certains, comme Oracle, sont déçus et
espèrent encore que les groupes du W3C et d'Oasis pourront
être complémentaires. Pour la majorité, au
contraire, il s'agit d'un signal fort de convergence vers un
stan-dard accepté par tous dans un domaine essentiel
pour l'essor des Services Web. BEA, qui en plus de ses propres
propositions, était co-auteur de BPEL, tout en participant au
groupe du W3C, a déclaré que c'était désormais
le groupe d'Oasis qui était l'avenir. De même SAP
qui était co-auteur de WSCI, soumis au W3C, soutient
désormais le groupe BPEL TC d'Oasis. Il restera alors à
ce groupe à veiller à l'arti-culation avec la
spécification BPSS d'ebXML, suite à la norme EDI
ouvert. |
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