| VendrEDI | ![]() |
lettre de Claude Chiaramonti | ||
| sur les
données de l'échange électronique |
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| Numéro 70 5 décembre 2003 | ||||
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GPA, CPFR, ECR :
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B2B : tout identifier
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pragmatisme à
l'européenne
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données, objets, "parties" etc.
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Le numéro de novembre de la revue
"Décodez l'actualité" de Gencod EAN
France rend compte de la mise en oeuvre en Europe des
outils de gestion de la supply chain, de la GPA (Gestion
Partagée des Approvisionnements entre fournisseurs et
distri-buteurs) au CPFR (Collaborative Planning,
Fore-casting and Replenishment). Ces outils sont au
centre de l'ECR (Efficient Consumer Response) visant
notamment à réduire le time to market, à la
fois pour répondre aux attentes du consommateur et
réduire les stocks. A noter qu'à coté de la
motiva-tion des salariés, le recours aux standards est de plus
en plus considéré par les directions générales
comme une réelle condition d'efficacité de l'ECR. Les
standards comme ceux du Web EDI, peuvent aussi aider à
l'implication des PME.
Les praticiens européens de l'ECR se
démarquent du cadre rigide et complexe préconisé par
le CPFR à l'américaine pour adopter une démarche
pragma-tique et progressive. Ainsi, la collaboration
inter-entreprises commence souvent par le planning
seul pour n'aboutir qu'ensuite à un CPFR complet. Quant
au replenishment, les entreprises euro-péennes
s'appuient sur leur expérience du GPA qui joue ainsi le
rôle du R du CPFR.
Pragmatisme donc, basé sur
l'expérience, mais aussi recours prochain aux nouvelles
techniques comme l'étiquette radiofréquence ePC
(Electronic Product Code), issue de la famille des
étiquettes RFID (cf VendrEDI n° 65), ce qui va simplifier la
traçabilité et les inventaires. En effet, en plus de
l'identification du type de produit comme dans les codes à
barres, l'ePC pourra inclure un serial number pour l'objet
individualisé. Mais sans oublier que le code à barres
restera adapté aux produits de grande consom-mation et que,
quelque soit la technique de lecture, code à barres ou ePC,
l'important est la donnée elle-même, le code identifiant
l'objet ou le type d'objet. Là aussi pragmatisme !
D'où la création par Gencod EAN France de la section
française d'EPCglobal
Inc pour conseiller les entreprises.
A noter enfin que, pour la GPA,
le CPFR, le code à barres ou l'ePC, la grande
distribution continue à utiliser d'abord l'EDI pour ses
échanges électroni-ques B2B. Mais ce pragmatisme
n'est pas seule-ment européen, il en est de même ailleurs
!
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Que les échanges électroniques
soient automatisés ou non, EDI ou Services Web, il faut
être s
ûr de ce que l'on échange et avec qui. Et d'abord
savoir dans quelle langue on va échanger, grâce à
des standards IETF ou Ansi basés sur la norme ISO.
Ensuite, partager, non seulement une
identification des parties à l'échange, mais
aussi la procédure d'authentification de ces identités
déclarées à l'envoi et à la réception des
messages. Les solutions à moyen terme de Microsoft (Longhorn
WinFS), ou IBM (WebSphere), n'autorisant l'accès à
chaque application qu'aux identités habilitées, ne
devraient plus avoir besoin d'un registre central inquiétant,
type Passport, d'ailleurs concurrencé par Sun etc. au
sein de Liberty Alliance.
Même les objets physiques sont
aujourd'hui en voie d'identification avec l'Electronic Product
Code (cf ci-contre) pour les données duquel une
Physical Markup Language (PML)
Core Specification
Version
1.0 for EPC Objects vient
d'être publiée. Dans un article, Michel
Duperrier relève le formida-ble défi, mais
aussi la menace que représentent ces données pour
des associations US qui nous voient porter sur nous notre
profil de consommateur.
Enfin les metadata, les définitions des
données échangées doivent être identifiées
et localisées, par exemple grâce à des URI
(Uniform Resource Identifier), accessibles à tous sur
le Web, pour que les différents metadata
registries (cf VendrEDI n° 62) se relient plus
facilement. D'où une résolution en ce sens du projet
européen CORES, visant
à l'interopérabilité sémantique entre
standards. Cette
résolution
est déjà soutenue par EDItEUR pour l'industrie du livre
européenne en harmonie avec le système DOI
(Digital Object Identifier) pour la gestion des droits
intellectuels. Vont dans le même sens les réflexions de
la US Library of Congress avec MARC21 (MAchine Readable
Cataloging) et MODS (Metadata Object Description
Schema)
en relation avec la DCMI (Dublin Core Metadata
Initiative). C'est en liaison avec ces réflexions
mul-tiples, et dans le cadre du Semantic Web du W3C,
même si cela peut p
araître encore un peu
éloigné du B2B, que devraient s'inscrire les travaux sur
les Core Components des groupes d'utilisateurs du
Cefact-Onu. |
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Pour que "le message passe" il faut être d'accord sur le sens des données Petit Glossaire du B2Bfr |
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Editransport :
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Norme sans FR ?
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plaque tournante
EDI et XML
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1/ pour mettre en oeuvre
STEP
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Les échanges électroniques dans le
domaine du transport et de la logistique doivent pouvoir
être intermodaux, intersectoriels, internationaux et
"inter-techniques". L'association Editransport aide les
entreprises françaises du secteur à mieux faire face
à ces défis :
- Editransport coordonne ainsi des groupes de
travail pour le transport routier (en liaison avec le GTF),
maritime, ferroviaire et aérien.
- Editransport se positionne comme
l'intermédiaire conciliant les besoins des chargeurs et des
transporteurs, par exemple dans les secteurs de la grande
distribution avec Gencod EAN France ou avec AgroEDI pour certains
transports. D'autres partenariats vont être
annoncés.
- Pour l'international, le
Délégué Général d'Editrans-port, Dominique
Vankemmel, préside depuis de nombreuses années les
groupes de travail chargés de la normalisation EDI des
échanges électroniques du transport, à la fois
à l'échelon de l'eBES et du Forum Cefact-Onu. Ce
groupe mondial du Cefact va achever son répertoire de
données élémentaires (Core Components)
et collabore avec le TC 204 de l'ISO pour la
définition des données et messages pour le fret
intermodal.
- Pour que les échanges n'aient pas de
frontières techniques, Editransport a recours à la
modélisation préalable, dans Edimobile pour
l'informatique embar-quée, pour les flux d'échange de la
gestion du fret à la demande du Ministère des Transports,
pour les données communes aux Douanes et au Transport avec
l'Organisation Mondiale des Douanes.
- Editransport participe à de
nombreux groupes de travail et projets : NSTI (Nouveau
Système de Transit Informatisé), Tracy II pour la
traçabilité des marchandises transportées, inclusion
des données Transport pour la dématérialisation
de la facture etc.
- A la demande de ses membres, Editransport
organise des formations parallèles Edifact et XML pour
l'e-Business Transport/ Logistique. Egalement pour répondre
à des besoins d'entreprises du secteur d'avoir une "image XML"
de leurs messages Edifact, Dominique Vankemmel a pris l'initiative
et a conduit à bien l'adoption de la spécification
techni-que ISO TS 20625. Editransport vient d'expérimen-ter
cette TS pour le Guide Route IFCSUM Edifact (répertoire
96A).
Editransport permet ainsi aux
entreprises "sautant" l'étape Edifact pour aller
directement à XML de rejoindre quand même leur
Communauté EDI. En attendant le jour où, à
l'inverse, ce seront les attardés d'Edifact qui pourront se
joindre à XML !
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La norme STEP pour l'échange de
données techni-ques sur les produits industriels a
été mise au point par l'ISO TC 184/SC4 avec 4 ans de
participation de l'initiative PLCS (Product Life Cycle Support).
C'est maintenant un
Oasis PLCS TC qui se charge
de standardiser des DEXs (Data Exchange Sets)
relatifs à toutes les étapes de la vie d'un produit
industriel (avion etc.) depuis les premiers dessins jusqu'à la
maintenance en passant par la fabrication. Et cela en liaison avec
l'ISO TC 184/SC4. Alors que des entreprises françaises,
notamment, continuent à jouer un rôle certain
pour STEP à l'ISO, on ne voit pas encore de francophones dans
la liste des membres du PLCS TC d'Oasis qui comprend les
ministères de la Défense US, UK, norvégien etc.
Est-ce parce que rien n'est à attendre de ce TC d'Oasis ? Ou
qu'il est plus confortable de s'en tenir à l'ISO où la
France a des responsabilités ?
2/ pour adopter ebXML au TC
154
Oasis vient de
déposer à l'ISO TC 154 une deman-de de vote express
(avant fin février 2004) pour la prise en considération
de quatre parties du frame-work ebXML
développées à Oasis (partner profile
ebCPP, messaging ebMS et registries ebRIM et
ebRS). Mais faute d'un nombre suffisant d'entreprises cotisant
à l'Afnor pour y créer le "miroir" du TC154, la France
risque de ne pas prendre part à ce
vote.
3/ pour un
Cefact-Onu ouvert
Mais il faudra
donc attendre pour la complétion du framework ebXML
avec les autres parties. En effet, le Cefact-Onu semble beaucoup
moins pressé de déposer au TC 154 la partie "métier"
d'ebXML dont il avait la charge, Business Process et
Core Components (dont il vient pourtant de publier les
spécifications). Est-ce une coïncidence, les
franco-phones jouant depuis les débuts de l'EDI un rôle
non négligeable (cf ci-contre) dans la standardisation des
processus métiers ? Cela contribue-t-il à expliquer le
quasi-abandon d'ebXML par les "méthodologues" du Cefact au
profit du BCF (cf
VendrEDI n° 67), "framework de tous les frameworks"
? Décision stratégique prise sans en référer
à la plénière du Cefact, ce qui a entraîné
une vigoureuse protes-tation du Chef de la délégation
française !
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Suite à la
récente prise de conscience de l'impor-tance accrue de
l'intelligence économique, les uti-lisateurs ne doivent pas
laisser les g
roupes anglo-américains décider
seuls, dans les con-sortiums comme dans les instances de
normalisation, du monde de demain. |
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