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lettre de Claude Chiaramonti | ||
| sur les
données de l'échange électronique |
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| Numéro 73 13 février 2004 | ||||
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UBL et CC ebXML :
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e-Business Registry
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réconciliation à l'ISO ?
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liant UDDI et ebXML Registry ?
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Le portail
Danois pour les achats publics (étendus au
privé), fait partie d'un projet XML national super-visé
par un comité pour la standardisation des schémas XML et
des "information objects". Ce Danish XML
Committee vient d'annoncer pour l'e-commerce, et donc
le portail, l'adoption d'
UBL (Universal Business Language) mis au point
par un TC d'Oasis (avec la participation de France
Télécoms) qui est présidé par Jon Bosak
(Sun), le vice-président étant Mark Crawford (LMI, agence
de management du gouvernement US) qui est en même
temps editor du groupe chargé des Core
Components (CC) au Cefact.
Le vocabulaire d'UBL respecte d'ailleurs les
spécifi-cations de ces Core Components ebXML, mais
peut être utilisé indépendamment du
framework ebXML, lequel, avec ses CC, peut aussi
ignorer UBL. D'ailleurs, si un projet de Hong-Kong associe UBL et les CC
ebXML, le projet européen
IDA, Interchange of Data between
Administrations (dont le volet
eProcurement mentionne le
portail danois) fait souvent référence à ebXML
comme aux Services Web sans mentionner spécialement UBL. En
effet, UBL s'est développé à Oasis car le Cefact
s'est surtout attaché à la définition des Core
Components ebXML plutôt qu'à leur rassem-blement.
D'où le "je t'ebXML moi non plus" entre Oasis et le Cefact !
D'où un développement para-llèle dont le
côté désordre vient
d'être signalé à la tutelle ONU du Cefact
par le Chef de la Délé-gation Française,
Jean-Pierre Henninot (Ministère de l'Industrie). UBL a
ainsi accueilli les ajouts souhaités par
le portail danois. Et la question : "Où
développer les Core Components, dans les
groupes d'UBL, ou dans ceux du Cefact ? " a été
posée aux Communautés EDI par
l'association crEDIble.
En fait, la réconciliation dans un seul
registre sémantique viendra peut-être de l'ISO : d'une
part, UBL, une fois adopté comme recommandation Oasis, devrait
être présenté à l'ISO TC 154 pour être
normalisé, d'autre part, l'ISO a entamé la mise à
jour de sa norme TDED datant de 1993 (données du
trade) en y incluant notamment le TDID (données
Edifact mises à jour deux fois par an) et la définition
des Core Components. L'ISO TC 154 pourrait ainsi aboutir
à un EDI+UBL+CCebXML.
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La partie e-business registry est le
maillon faible commun aux Services Web et à ebXML : aussi bien
UDDI qu'ebXML Registry sont en retard par rap-port à
SOAP et à ebXML messaging (ebMS). Cette
difficulté de démarrage est habituelle, de tels
répertoires n'ayant d'intérêt que si suffisamment
d'entreprises s'y sont inscrites, mais les entreprises ne s'y
inscrivant que s'ils présentent déjà de
l'in-térêt ! D'où la nécessité, au
moins d'éviter toute concurrence inutile entre eux en
précisant bien leurs domaines respectifs de prédilection,
voire l'avantage de pouvoir s'épauler l'un l'autre en leur
assurant une interopérabilité opérationnelle.
UDDI,
déjà souvent utilisé en interne,
est centré sur la fonction discovery consistant
à enregistrer, d'une part, les types de Services Web pouvant
être offerts, et d'autre part, l'indication par les
entreprises de ceux de ces services qu'elles offrent. C'est la
fonction "annuaire" d'un e-business registry.
La spécification
ebXML Registry (en fait composée de deux
spécifications, ebXML Registry Information Model
(ebRIM) et ebXML Registry Services (ebRS) va plus
loin que cette simple fonction d'annuaire : d'une
certaine manière, on peut dire que si ebXML Registry
conduit au CPA (Collaboration Partnership
Agreement), UDDI s'en tient à un CPP
(Collaboration Partnership Profile). Dès 2001,
l'articulation des annuaires a été étudiée dans
le sens inclure dans UDDI des références à des
composants ebXML, CPP, Business Process Schemas
Specifications etc. Des étapes supplémentaires
pourraient être de mentionner dans UDDI la référence
à un ebXML Registry dans son ensemble, de pouvoir
transférer de l'information d'un type de registry
à l'autre et d'avoir un mécanisme de query
permettant d'inter-roger les deux types de registries
à la fois.
En attendant, l'interopérabilité
entre UDDI et ebXML Registry s'améliorera sans doute,
mais sans qu'une fusion soit pour autant souhaitable.
Leurs forces respectives sont en effet complémentaires :
d'une part annuaires internes de services s'étendant
prudemment à l'extérieur pour UDDI, d'autre part
collaborative commerce interactif pour ebXML
Registry pouvant apparaître dans certains secteurs ou
Communautés.
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Pour que "le message passe" il faut être d'accord sur le sens des données Petit Glossaire du B2Bfr |
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XRI et XDI (Dataweb)
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Le sens commun :
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pour le
partage de données
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des taxinomies à
l'ontologie
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Avant l'interopérabilité
sémantique des contenus, il y a la nécessaire
interconnectivité entre les conte-nants. Oasis propose pour
cela, d'une part Exten-sible Resource
Identifiers (XRIs), d'autre part XRI Data
Interchange (XDI). Outils de cross-domain security and
privacy management, XRI et XDI peuvent servir à
l'enregistrement sur des sites Web, à relier des carnets
d'adresses et des agendas, à des recherches
croisées sur de multiples sites Internet,
à la synchronisation d'outils, au remplissage de
formulaires et à des transactions d'e-commerce.
De manière générale, XDI permet de
sécuriser le partage et l'échange
automatisés de données à partir de XDI
Links reliant les documents et les resources
à travers leurs identités XRI. Le but de XDI
est d'identifier, décrire, relier et synchroniser toute
donnée en tant que machine-readable
"dataweb", de même que tout contenu peut être
relié dans le human-readable Web d'aujourd'hui. De
plus, les XDI links permettront de contrôler
"contractuellement" authority, security, privacy
et rights of shared data. Le
Livre Blanc pour la 1ère réunion du
Comité XDI d'Oasis (télé-conférence
le 20 février 2004) précise en quoi les XDI
links sont donc plus que des simples pointages d'une
resource vers une autre, mais des tuyaux à double
sens entre ces resources. De plus, les XDI
pipes seront permanents, même si un XRI a
changé, et surtout permettront un contrôle fin des
données passant dans le tuyau à partir d'optionnels
contracts relatifs à chaque XDI link. Ces
contrats, eux-mêmes des documents XDI, pourront être mis
à jour et pourront traiter de l'authentification, des
autorisations, contrôles d'accès, d'utilisation, de
redistribution et de synchronisation des données. A noter que
XDI intéresse déjà le Trusted Computing Group
incluant Microsoft, IBM ou Sun, mais sans que cela vaille
encore engagement de l'utiliser.
XDI accueillera les XRI synonyms, par
exemple pour le même XRI, human e-names
différents suivant le langage et machine e-numbers
différents suivant les applications, ce qui faciliterait le
map-ping entre applications : "map once, link
every-where" ! L'idée, avec un XDI Meta-Schema,
est de retrouver la simplicité du Web actuel en dépassant
la multiplicité des schémas XML, en transportant les
descriptions WSDL de Services Web ou les triples RDF du
Semantic Web.
Au total, le XRI/XDI Dataweb
entend donc relier les meilleurs aspects du Web actuel, des
Services Web en cours et du futur Semantic Web.
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Il est de bon ton de vouloir encadrer
l'eXtensibilité de XML pour éviter autant que possible
une inutile prolifération de langages-métiers et de
balises différentes se référant en fait au
même concept sous-jacent. Pour cela, il convient de
pouvoir inde-xer ses données sur des catalogues
d'informations pouvant être des nomenclatures
organisées, aussi appelées taxinomies (les
anglo-américains utilisent taxonomies qui est
déconseillé en français). Mais encore faut-il
d'abord établir une liste sans omission ni
répétition. Et comme c'est assez lourd, autant se
référer à ce qui a pu être déjà
rassemblé dans un taxonomy
warehouse. Ensuite, le mécanisme des URI pointant
à partir des balises des données vers ces taxonomies
permet de bien savoir de quoi on parle dans un domaine. Ordonner ce
"sens commun" est tout particulièrement important pour
les données administratives autour desquelles de nombreuses
applications privées s'organisent. Les agences US ont ainsi
été invitées par l'E-Government Act à
établir leur taxonomy.
Un problème naît lorsque des
échanges électro-niques de données doivent être
organisés entre domaines ou secteurs différents.
Deux solutions :
1/ Rapprocher les taxinomies, ce qui
peut obliger à une redéfinition complète, les
taxinomies n'ayant pas forcément été construites
avec des partitions bien compatibles. Et simplement
les réunir dans une liste de codes "fourre-tout" ne
régle rien pour un traitement automatisé. En
effet, si la comparaison des libellés peut suffire au
spécialiste pour identifier le concept sous-jacent, il faudra
aller plus loin pour un EDI "ouvert" ou un Service Web sans aucune
intervention humaine.
2/ Passer à l'ontologie pour
relier des taxinomies différentes pouvant avoir des zones
de recou-vrement sémantique. Après l'indexation des
données vers la taxinomie, on passe ainsi à la
modélisation entre taxinomies. Là, les outils existent :
RDF et XSLT permettent d'exécuter (cf VendrEDI n° 71) les transformations
identifiées.
Mais c'est la sémantique et la syntaxe d'OWL (Web
Ontology Language), avec ses trois versions Lite, DL et
Full, qui valorisent complétement RDF et sa capacité
à fournir un "sens commun" qui soit "machine
processable". Et de même qu'il faut apprendre
RDF (cf VendrEDI n° 72), il faut
apprendre OWL, par exemple à partir du
Guide
OWL du W3C, assez convivial pour un
francophone, puisqu'il est basé sur un exemple d'ontologie
oenologique ! |
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