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lettre de Claude Chiaramonti | ||
| sur les
données de l'échange électronique |
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| Numéro 75 12 mars 2004 | ||||
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Distribution globale
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L'Insee en XML
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grâce à
la standardisation
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pour ses données de base
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La mondialisation est entrée dans les
moeurs de la grande distribution, par exemple au niveau d'une
standardisation globale. Comme le note Pierre Georget, qui vient de
succéder à Thérèse Angué comme Directeur
Général de Gencod EAN France, même si près de
90% du commerce est encore local, ses grands acteurs sont de
plus en plus des entreprises mondiales, fournisseurs comme
distribu-teurs. Et ce sont ces grands utilisateurs qui
gèrent une standardisation globale
réunifiée, avec UCC (USA) ayant rejoint EAN, et ayant
absorbé RosettaNet. Cette unification autour des standards de
la supply chain contraste singulièrement avec
l'éclatement de la standardisation intersectorielle, avec la
concurrence des standards entre forums où
ce sont plutôt les offreurs qui dominent.
Avec une cohérence de standards couvrant
tous les aspects de la synchronisation des données :
catalo-gues électroniques, codes à barres avec
bientôt RFID (radio-fréquence), GEPIR pour
identifier les entreprises, processus de logistique et de
règle-ments financiers, techniques comme EDI, Web-EDI,
XML et AS2 pour les transactions, outils comme le GPA, le CPFR
etc. pour la mise en oeuvre de l'ECR, Efficient Consumer
Response, pour réduire les délais en améliorant
la rentabilité. Sans oublier un
GDD (Global Data Dictionary).
Avec depuis deux ans, un GSMP (Global
Stan-dard Management Process), géré
par EAN-UCC qui comporte aujourd'hui deux séries de
groupes de travail : ceux qui définissent les besoins en
matière de processus et ceux qui valident les standards
correspondants. Gencod EAN France est partout
représenté et a organisé, pour chacun de ces
groupes, un "groupe-miroir" pour les entreprises
françaises afin que leurs pratiques puissent être
discutées et "remontées" à l'échelon mondial.
Le GSMP est en effet organisé en quatre régions du monde
(dont Europe-Moyen-Orient-Asie) avec une procédure de CRs
(Change Requests) qui rappelle l'organisation Edifact
centrée sur les utilisateurs. La prochaine plénière
du GSMP réunira 250 personnes de 103 pays, du 26 au 29 avril
2004 à Paris.
A coté des banquiers ou de
l'automobile, la distribu-tion constitue un centre global de
standardisation de l'e-business, à la fois
multipolaire et efficace.
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XMLfr vient d'annoncer que l'Insee met à dispo-sition
un namespace où l'on peut trouver la
doc et les schémas XML relatifs à ses données de
base sur l'identification et la description des entreprises et des
personnes, Siret, Nir, code géographique et nomenclature
d'activités. Ces briques élémentaires sont
ré-utilisables dans tout schéma XML, pour la
dématérialisation des formalités administratives ou
pour l'e-business. Les utilisations de ces données de
base pouvant alors être
à
l'Insee avec des commentaires éventuels sur cette
"xmlisation".
Cette opération, coordonnée à
l'Insee par Jean-Pierre Grandjean et Franck Cotton, et
réalisée par Eric van der Vlist
(
), préfigure ce que sera sur le Web la doc en XML sur la
sémantique, c'est à dire
les métadonnées. Il devrait en effet en
être ainsi dans chaque domaine, Swift étant respon-sable
des identifiants et autres données bancaires, les instances
postales de l'adresse postale univer-selle, les instances
comptables des données comptables etc. Comme le
fait remarquer Bernard Longhi, ces données de base des
secteurs "horizontaux" seront reprises par les secteurs "verticaux"
qui, eux, seront responsables de leurs données dans
autant d'URI de namespaces. Chacun son métier et les
sémantiques seront bien gardées ! Sans d'ailleurs
qu'il soit nécessaire de "corseter" l'ensemble : pour les
identifiants d'entre-prises, par exemple, il y a l'Insee, certes,
mais aussi l'identification EAN-UCC pour les codes-barres de chaque
entreprise, Dun & Bradstreet, etc. Ces identifiants sont
adaptés à un contexte d'utilisation et sont donc
complémentaires. D'autant que, depuis XML, la table de
correspondance entre ces iden-tifiants peut être
précisée par RDF qui est justement fait pour expliciter
les relations sémantiques entre deux URI. Donc plus besoin
d'un répertoire centra-lisé, ringard car "pré-Web" :
si on tient vraiment à avoir une library ebXML, un
TDED révisé ou un UBL, il suffira d'y mettre la liste des
URI où trouver la documentation que l'on recherche.
Cette "toile" de données de base intersectorielles et de
données sectorielles sera la contribution du B2B au
Se
mantic Web. Et c'est très bien qu'avec
l'Insee, le B2Bfr commence à construire un Web multipolaire et
multilingue ! |
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Pour que "le message passe" il faut être d'accord sur le sens des données Petit Glossaire du B2Bfr |
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La SOA(p) originelle
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Sémantique
:
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pour
recréer la vie dans le SI
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ebXML-CCTS et RDF-OWL ?
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Aux yeux de certains, après la
programmation OO (orientée objet), c'est la SOA
(Service Oriented Architecture) qui passe pour être
la source de toute vie future dans le SI. Selon eux, le OO
assurait l'intégration par le partage d'interfaces communes
entre systèmes alors que la SOA s'en passe, est plus
loosely coupled, l'intégration se réalisant par
messages entre systèmes. Avec le loose coupling,
systémes, applications et composants gardent leur
identité et leur intégrité, et donc leur
agility à entamer, en tant que de besoin, une
collaboration avec d'autres. Même si toute
relation à l'intérieur d'un SI ne se traduira pas
par un Service Web (SW), les SI se construiront désormais dans
une perspective de service comme interface et la SOA serait alors
la forme moderne et "agile" de l'EDI comme de l'EAI.
Toute forme d'EDI supposant un langage intermédiaire
compris de tous, les SW cons-tituent ce langage d'intégration
de la SOA, aussi bien en mode automatisé que
human. Des SW formatés en XML, pour des messages
internes ou externes, utilisant suivant les cas WSDL et SOAP
avec BPEL et la série des WS*. Mais pour Jean-Jacques
Dubray, éditeur de l'ebXML Business process
Specification, le framework ebXML est tout
autant en mesure de fournir un cadre de déve-loppement
pour la SOA. En tout cas, si le nouveau paradigme
est bien "message, service et SOA", la
bataille de standards qui a lieu aux niveaux message et service
s'étend et se gagnera au niveau des futurs standards de
la SOA ! Et Microsoft entend bien continuer à faire la course
en tête de la standardisation des SW, grâce à
Longhorn, la prochaine version de Windows, dont la partie
Indigo, étant très
service oriented, offrirait ainsi une gamme de
messages asynchrones, pas seulement ceux des SW. Englobant les SW,
la SOA est donc manifestement perçue comme
stratégique par Microsoft. Comme elle l'est pour IBM à
travers WebSphere. Voir un article sur Indigo de Jean-Jacques
Dubray. Il s'y demande in fine si SOAP, que SW et ebXML
utilisent, ne devrait pas désor-mais s'épeler
Service Oriented Architecture Protocol. Mais si le passage
du OO au service oriented semble irréversible, il
reste du travail. Voir le site ebPML,
consacré au management des business process, et à la SOA,
dont la vision est la convergence des standards pour "un
modèle applicatif metadata driven fusionnant les
trois apports majeurs actuels : l'infrastructure des SW, la
sémantique d'Oagis et le business
d'ebXML".
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Les deux paradigmes concurrents de
l'e-business, ebXML et Services Web (SW), sont apparus
à peu près au même moment en 1999-2000, l'un pour
contrer l'autre, l'un soutenu par Sun, l'autre par Microsoft.
Ces deux frameworks disposent chacun des outils pour
chacune des fonctions exigées. Par exemple
concernant les processus métiers, ebBPSS et CPP/CPA
pour ebXML, contre BPEL4WS et WSDL pour les Services Web. En
matière de sémantique, ebXML s'appuie sur la CCTS (Core Components Technical
Specification) alors que les SW sont ouverts à tout
schéma XML et à ses namespaces. En
pouvant s'appuyer sur les outils RDF-OWL du Semantic
Web.
Selon Dominique Richard, des utilisations
parallèles d'ebXML et des SW sont concevables, ebXML
plutôt centré sur une supply chain en XML
prenant la suite de l'EDI, les SW plus souples pour des types
nouveaux d'e-business. Mais comme ebXML et
SW peuvent renvoyer l'un à l'autre et qu'une
archi-tecture pourrait leur être commune,
ebSOA entre autres, on doit comparer leurs
outils sémantiques.
CCTS comprend, pour
schématiser, deux parties : d'une part
une définition des 8 différents niveaux de CC et BIE
(Business Information Entity) ainsi que de leurs
contexts, d'autre part les procédures pour les
rechercher dans une library. Autant les
défini-tions, complexes, sont acceptables, autant la
recher-che est illusoire puisqu'il n'y a pas de
library.
En effet, leurs CC et autres BIE n'ont
été définis que par certains secteurs, la banque en
particulier. On se retrouve alors, en fait, dans une situation
assez comparable à celle des SW ouverts où chaque secteur
définit son schéma XML et sa library
sémantique associée dans un jeu de namespaces.
Une convergence de leur sémantique entre ebXML et SW
serait donc concevable : les définitions de la CCTS
pourraient être adoptées pour les SW, mais la
library universelle d'ebXML ne serait constituée que
des références des namespaces utilisés, en
ebXML comme en SW.
Une autre convergence serait possible : ebXML
se situe en prolongement d'un EDI, avec une liste
quasi-fermée de concepts juxtaposés dans un
réper-toire, certes gérable, mais sans liens
sémantiques entre ces concepts. Ces liens pourraient, si
besoin, leur être apportés par RDF-OWL, des
outils qui peuvent déjà permettre aux SW de
passer à l'heu
re d'un Semantic Web conciliant
l'ouverture et l'interopérabilité avec l'automatisation
du traitement de sémantiques bottom up. |
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