| VendrEDI | ![]() |
lettre de Claude Chiaramonti | ||
| sur les
données de l'échange électronique |
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| Numéro 76 2 avril 2004 | ||||
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Choreography :
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Les instances EDI
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en place pour le
quadrille ?
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à refonder 20 ans
après
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Le W3C vient d'annoncer la sortie d'une version de
travail d'un Web Services Choreography Model Overview et d'un 2ème
draft des Requirements. On trouve dans ce
dernier deux exemples simples, l'un basé sur le rôle d'un
travel agent, l'autre sur un quote request.
Très bien ! Mais le W3C peut-il prétendre jouer le
rôle de chef d'orchestre ? Il faut se rappeller (cf
VendrEDI n°
62) que Microsoft n'a fait qu'une apparition au bal du W3C
et reste à celui d'Oasis, au groupe WS-BPEL pour la
définition d'un Business Process Execution Language.
Certes, l'un des tous premiers critical success factors
mentionnés par le W3C est d'éviter tout double emploi
avec d'autres standards, mentionnant le WS-BPEL comme exemple.
Mais les Requirements du W3C ne le citent que comme
informative refe-rence, de même que les WS* de
Microsoft, IBM et BEA, ou la spécification BPSS d'ebXML,
qui sont en développement à Oasis. Cette
référence formelle sera-t-elle suffisante pour
éviter que les utilisateurs soient obligés de pratiquer
une choreography avec plusieurs chefs d'orchestre à
la fois ? En principe, le W3C prétend assurer une
cohérence entre les standards qu'il recommande. De son
coté, Oasis est une instance ouverte qui laisse ses
membres lancer les travaux qui leurs conviennent sans trop
pouvoir imposer de cohérence. Mais Microsoft et ses
alliés ont, eux, ce souci de cohérence et de
modularité entre leurs dernières propositions de standards de la
série des WS* d'une part, et d'autre part leur
participation à Oasis ou, au W3C, à la maintenance
des standards de base des Services Web. A noter, de ce point de
vue, que deux nou-velles versions de travail des parties 1
(Core) et 2 (
Message Exchange Patterns) de la version WSDL 2_0
viennent d'être publiées par le W3C, avec Microsoft
et Sun comme éditeurs communs ! Autre nouvelle d'un chef
d'orchestre potentiel, l'adoption par l'ISO TC154 de quatre parties
techniques d'ebXML comme TS, spécifications
techniques qui resteront maintenues par Oasis. Quid, alors, de
la syntaxe Edifact du Cefact, toujours norme officielle du TC 154
?
Au total, une partition qui peut devenir
commune au quadrille des chefs d'orchestre W3C, Oasis, Cefact et
ISO. Mais sous la houlette de Microsoft and co ?
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Si
, son Délégué Général, reste
impliqué dans la standardisation, en France et dans les
instances internationales de l'EDI, l'excel-lente association
Editransport (cf VendrEDI n° 70), a néanmoins
été mise en liquidation judiciaire. Et
pourtant, dans le transport comme ailleurs, en Europe et
encore plus aux USA, l'EDI traditionnel continue de se
développer. Rançon "injuste" de ce succès, les
utilisateurs n'ont plus besoin des
instances de standardisation où ils ont mis au
point les messages dont ils avaient besoin ! Sauf peut-être
pour les secteurs ou cette standardisation de l'EDI est mariée
avec des fonctions complémen-taires d'aide au
business, comme dans la banque, la distribution ou
l'automobile. Pour les instances EDI n'englobant pas d'autres
fonctions, le "tout-ebXML" n'a rien arrangé ! Présenter
aux PME une usine à gaz révolutionnaire comme le moyen de
les faire entrer facilement dans l'e-business a
laissé sceptiques des utilisateurs qui, heureux de leur
Edifact, voulaient seulement tâter l'eau XML ! A
l'eBES comme au Cefact, on ne s'est guère
préoccupé de faire tâter l'eau XML grâce à
l'EDI sur Internet (AS1 et AS2), ou à la traduction des
messages Edifact en XML (sauf, notamment, Dominique Vankemmel). De
même, le position-nement de l'EDI comme forme
automatisée des Services Web ne fait qu'un peu s'esquisser
avec le BCF du Cefact.
Les instances de standardisation Edifact
doivent donc être refondées en partant des
préoccupations concrètes des utilisateurs, et non à
partir de révo-lutions méthodologiques. De ce point de
vue, il est heureux de voir que la prochaine "plénière"
du Cefact devrait enfin conférer plus de pouvoirs aux
utilisateurs du Forum.
Du coup, l'instance qui chapeautait le Forum,
le CSG (Cefact Steering Group) devrait sans doute
être dissoute. Et le Président du CSG, Ray
Walker, leader incontesté d'Edifact depuis près de
20 ans, a annoncé qu'il prendra du recul. Mais auparavant, Ray
a eu l'audace de conduire une démarche très
iconoclaste : ouvrir les discussions sur le BC
F avec Microsoft au
bénéfice des 95% d'utilisa-teurs qui, cela plaise ou non,
sont les clients de Microsoft ! Salut Ray ! |
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Pour que "le message passe" il faut être d'accord sur le sens des données Petit Glossaire du B2Bfr |
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RDF ou Topic Maps
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Des UIDs aux URIs :
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pour le
mapping sémantique ?
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de la library aux namespaces
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Il faut disposer d'un outil de
mapping entre les sémantiques de systèmes
hétérogènes, surtout s'il s'agit d'automatiser les
échanges. Les numéros 56, 58 67, 72, 73 et 74 de VendrEDI ont insisté sur RDF et
OWL, tandis que les numéros 57 et 65 présentaient Topic
Maps. Voir le Primer pour RDF et une introduction TAO pour Topic Maps. Le
doublon est réel : d'un côté RDF du W3C,
et de l'autre les Topic Maps de l'ISO, sont bien deux
séries d'outils sémantiques. Il n'est pas
inutile de les comparer, de vérifier leur
interopérabilité, et de déterminer celui
de ces outils paraissant le mieux adapté à la
sémantique de l'e-business.
Dans un
article très pédagogique de la
société norvégienne Ontopia,
les mérites respectifs des deux outils sont
présentés et on peut effectivement vérifier
que RDF et Topic Maps ne sont pas incompatibles. Ils peuvent
même s'enrichir mutuel-lement. Tous deux parlent de
"choses" identifiées avec des URIs, des resources
dans RDF, des subjects dans Topic Maps. Mais
les resources ne sont pas limités aux
pages Web, ni les subjects au KM (knowledge
management) ; RDF comme Topic Maps peuvent tous deux
très bien assurer le mapping des concepts de
l'e-business et de ses données codées ou
non. La question est alors : quel est l'outil le mieux adapté
à ce mapping ? Les assertions simples RDF avec
sujet, attribut et objet ou, dans Topic Maps, nom,
occurrence et des associations pouvant être multiples
?
Le critère de choix pourrait être
l'adaptation à une utilisation automatisée, mais
relativement simple permettant de prévoir et de
traiter des correspon-dances univoques. Sans prétendre
épuiser le sujet, il semble que Topic Maps, prévu
pour le traitement des connaissances, soit mieux adapté
à des utilisa-tions humaines complexes. Au
contraire, RDF et ses assertions simples, conçues pour un
traitement machine dans le cadre d'un Semantic Web
automa-tisé, parait mieux adapté pour organiser une
interopérabilité sémantique entre applications
qui puisse justement être automatisée. D'autant
qu'au niveau des ontologies, OWL
(Web Ontology Lan-guage) permet d'élargir la mise en
oeuvre de RDF, par exemple pour traiter la complexité du
rapprochement entre domaines entiers.
Comme la compatibilité entre RDF et Topic
Maps garantit qu'il n'y aura pas de guerre de religion entre W3C et
ISO, il serait dommage que la standardisation de
l'e-business ne se joigne pas à un
mouvement pouvant réellement devenir
universel.
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Pour que "le message passe", il ne suffit pas
de définir chaque donnée, encore faut-il identifier
ces définitions et publier le chemin d'accès à
ces défini-tions identifiées, pour que chacun puisse s'y
référer sans ambiguïté. Avant XML et le Web, la
solution était la library, du
type répertoire centralisé TDID Edifact. La
library est encore prévue par ebXML
où la CCTS spécifie que les Core Components (CC)
doivent être identifiés par des UIDs (Unique
IDentifiers). C'est toujours un mécanisme
très top down : même si les
propositions viennent des sec-teurs, c'est l'administration
centralisée de la library qui décidera d'inclure
un nouveau concept et de lui attribuer un nouvel UID.
A l'inverse, l'eXtensibilité de XML
comporte un mécanisme non centralisé : pour éviter
l'ambiguïté de deux balises portant le même nom tout
en se référant à des concepts différents, il
est prévu que l'on mentionne dans chaque balise un
namespace. C'est un URI (Uniform Resource
Identifier), le plus souvent un URL, qui donne l'adresse
sur le Web de la resource où trouver la
définition utilisée dans la balise
XML. Ce mécanisme des URIs de namespaces
pour des balises XML à différencier ne suppose pas
d'administrateur centralisé, et laisse chaque secteur ou
communauté d'échanges en charge de définir ses
URIs. C'est donc un méca-nisme bottom up utilisant
pleinement les possibilités de la "toile". Mais
comment relier alors des domaines voisins si tout le monde
fait ce qu'il veut ? Trois conditions pour une réponse
satisfaisante à cette question : 1/ que les URIs soient
stables et gérés par des organismes reconnus, Swift pour
les données bancaires etc. 2/ que les URIs ne soient
pas vides mais contiennent bien les définitions des
balises 3/ que, si besoin, ces définitions
soient reliées par RDF pour expliciter l'équivalence,
l'inclusion, la différence de contexte etc. entre deux
définitions voisines. Un tel travail avec RDF
n'étant à faire qu'en bilatéral entre deux secteurs
voulant auto-matiser leurs relations. Ce serait, de toute
façon, encore plus nécessaire dans la library
ebXML pour décliner les CC suivant des BIE tenant compte des
contextes. Encore une fois, la différence entre une
library centralisée et des réseaux d'URIs
et de namespaces étant que deux secteurs ayant
à com-muniquer peuvent définir cette articulation de
leurs namespaces sans la permission de
quico
nque. La culture de la "toile" devrait donc faire
passer de la library des "anciens" de l'EDI à des
réseaux "modernes" d'URIs. |
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