| VendrEDI | ![]() |
lettre de Claude Chiaramonti | ||
| sur les
données de l'échange électronique |
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| Numéro 84 8 octobre 2004 | ||||
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Normes e-transport
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Standards ET norme
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NormaFret et TBG3
Cefact-Onu
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pour Services Web (yc ebXML) !
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L'ACFCI
(Assemblée des Chambres Françaises de Commerce et
d'Industrie), la Mission des Transports Intelligents du
Ministère de l'Equipement et des Transports et des
représentants des fédérations professionnelles et
groupements d'acteurs concer-nés se sont associés pour conduire un
programme d'actions visant à la "promotion et diffusion
auprès des PME des solutions de fret intelligent" (incluant
les messages électroniques) et à soutenir une
repré-sentation française dans les instances de
normalisation. Cette action étant reliée
au Bureau de normalisation
existant dans le secteur des transports (BNEVT). S'appuyant,
notamment, sur l'action de l'Afnet en direction des PME (cf le
site http://normafret.afnet.fr/), le groupe
Fret Intelligent a un
volet normalisation dénommé NormaFret dont Dominique
Vankemmel devrait être l'expert. Avec
un double objectif
:
- faire
connaître aux PME les standards, les bonnes pratiques et les
expériences les plus avancées ;
- permettre aux
entreprises de faire connaître leurs besoins aux éditeurs
de solutions, aux administra-tions et aux instances de
normalisation.
D'ailleurs,
Dominique Vankemmel vient d'être réélu
à Washington
Chairman du TBG3-Transport du Forum Cefact-Onu qui a mis
au point les messages Edifact "transport et logistique" et
participe aux groupes ebXML, notamment pour la prise en compte des
Core Components du secteur.
Au cours de cette
réunion de septembre 2004 du TBG3 les actions suivantes ont
été validées :
- harmonisation des modèles de
données "transport" et "douanes" pour une meilleure
articulation ;
- mise à
jour des guidelines de l'ITIGG, notamment à partir
des travaux sur les Core Components ebXML et sur le
Transport Business Model ;
- contribution
aux travaux de l'ISO TC 154 sur la mise à jour de la norme
UN/TDED sur les données du trade dans sa partie
transport et collaboration avec l'ISO TC 204 pour harmoniser leurs
propres travaux sur les données du transport ;
- participation aux prochains
travaux à l'Onu sur la sécurité du fret, y compris
RFID.
Au total, avec NormaFRET comme au TBG3 du
Cefact-Onu, des normes qui se justifient puisqu'étant au
service des utilisateurs.
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Malgré l'accord
Microsoft-Sun, notamment au sein du WS-I, pour la standardisation des
Services Web (SW), ceux-ci restent encore
parfois perçus comme un buzz word,
ou hype intéressé des offreurs. La
normalisation internationale : Cefact-Onu,
ISO,
Cen-ISSS, s'en tient
ainsi à ebXML. Rémy Marchand, chairman
de l'atelier
e-procurement à l'ISSS,
pense que, si les SW sont utiles, on n'a pas besoin d'eux pour
"processer" un message envoyé par un trading partner.
Pour John Ketchell, Directeur de l'ISSS, les SW ne sont qu'un
rideau de fumée qui finira par se dissiper d'ici quelques
années, quand l'e-business sera assez mûr
pour être mis en oeuvre par les utilisateurs. Et c'est vrai
que le marché des produits d'e-business
est offreur !
Mais c'est aussi parce que la
normalisation, foca-lisée sur ebXML, ne fait pas valoir
les besoins rééls d'une demande de SW (seul
l'ISO/IEC/JTC1 a créé un groupe pour les
"étudier"). Et c'est peut-être là l'erreur : si
l'hypothèse des SW finissant par dispa-raître n'est
pas à exclure, leur généralisation, incluant ebXML
comme une modalité, n'est pas à exclure non plus
! Et il est alors du devoir de la normalisation de s'en
préoccuper. Par exemple, le Cen/ISSS pourrait ne pas se
contenter de tester les produits ebXML, mais pourrait constituer un
"pendant utilisateur" du WS-I pour tester
l'interopé-rabilité de l'ensemble des standards et des
produits SW, y compris ebXML (s'il ne fait pas double emploi). De
même pour l'ISO TC 154. Serait ainsi
évitée l'attitude du JTC1 ignorant XSD, le schéma
XML officiel du W3C, pour ne considérer que RELAX NG
(cf VendrEDI
n°71). Le Cefact-Onu avait commencé à
jouer un rôle de réconciliateur entre SW et ebXML,
en particulier en parvenant à associer Microsoft. Ce sera plus
diffi-cile avec les départs du Cefact-Onu, à la
fois de Microsoft et des "dinosaures" Edifact, Kenji Itoh
(succès Edifact et ebXML en Asie), Klaus Naujok
(le Kaiser "méthodologue") et surtout Ray Walker
(animateur d'origine de l'EDI et du Cefact-Onu).
Pourtant, tous les offreurs ne pouvant se
tromper en même temps, le TGV des SW est probable,
et les normalisateurs, pour aider
les utilisa-teurs, ne doivent pas le snober comme ils ont
loupé les trains Internet/Web/XML ! |
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Pour que "le message passe" il faut être d'accord
sur le sens des données Petit
Glossaire du B2Bfr
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De MIME à MTOM :
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Darwin et données :
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SOAP sans "attachments"
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DITA pour leur réutilisation
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En e-business, il faut souvent
pouvoir attacher un document en binaire (non décomposable en
balises XML). C'était déjà le cas avec les messages
EDI et, dès 1995, Mike Conroy et Claude Charmot (alors à
Edifrance) avaient pour cela expérimenté le
protocole MIME (Multipurpose Internet Mail
Extensions) de l'IETF. En 2000, la note du W3C sur
SOAP Messages with Attachments (SwA) a
expliqué comment continuer à utiliser MIME pour des
attachements référencés dans le header de
SOAP. Ce qui
permit au messaging d'ebXML de se
rallier à SOAP, ne permettant pas auparavant le transport des
messages EDI ou cryptés.
Si MIME est toujours utilisable, d'autres
protocoles ont vu le jour : d'abord, en 2002, Microsoft a mis au
point et utilisé
WS-Attachments avec son
format DIME (Direct Internet Message Encapsulation).
Mais, personne ne s'y étant rallié lorsqu'il a
été proposé au W3C, Microsoft a proposé
une amélioration de SwA puis a participé, avec IBM, BEA
et Canon, à un nouveau protocole pour SOAP, le MTOM
(Message Transmission Optimization Mechanism),
qui reprend à son compte les avan-tages des
spécifications précédentes, y compris celles
de MIME, et a des chances de devenir, une fois mis
au point d'ici un an, un standard de facto.
En effet, jusqu'à présent, pour les
Services Web, il y avait deux solutions,
selon Benoît Marchal : d'une
part, pour de petits documents, les encoder en 64 bits ou
hexadécimal à l'intérieur de SOAP, d'autre part,
pour de gros fichiers, les placer en attachments
référencés. Maintenant, MTOM se propose de toujours
mettre les attachments à l'intérieur de SOAP,
attachment disparaissant d'ailleurs du sigle MTOM au
profit d'optimization. Le W3C vient de publier MTOM comme
candidate recommandation en août
2004.
L'enjeu du succès de MTOM n'est pas
négligeable pour le développement des Services Web.
Certes, les utilisateurs peuvent ne pas attendre que les
différents consortiums aient finalisé des standards
efficaces et échanger avec des outils propriétaires
sans SOAP. Mais des grands utilisateurs comme eBay ou Amazon,
qui peuvent générer des milliers de transactions
à l'heure ou à la minute, avec le plus souvent des
descriptions techniques ou des images JPEG, doivent offrir aux
milliers de développeurs ayant affaire à leurs Services
Web un outil parfaitement interopérable, alliant
scalability et performance, par exemple, pas
d'augmentation inutile du poids des documents transmis. D'où
l'intérêt d'une finalisation de MTOM.
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Après RosettaNet invoquant la pierre de
Rosette pour montrer sa capacité à élucider les
hiéroglyphes de l'e-business, c'est
DITA (Darwin Information Typing Architecture)
qui fait mention du spécialiste de l'évolution,
Charles Darwin, pour affirmer sa ca-pacité à rendre
compte de l'évolution des données conservant leurs
spécificités "d'espèces", associant
ainsi specialization et inheritance, comme
dans l'orientation objet (OO). Ce qui, entre autres, facilite ainsi
leur reusability.
DITA est une architecture ouverte permettant
de décrire des topics (concepts, tâches,
références) composés d'un titre, suivi d'une courte
description, de textes complets (et d'images) pouvant
être orga-nisés en sections. Un topic peut
être autonome ou rattaché à un topic
"parent" dont il peut "hériter" les propriétés et
inaugurer une hiérarchie. De plus, DITA permet d'organiser des
topics voisins en Information Type
pour faciliter la recherche. A noter, de ce point de vue, la
parenté de DITA avec le standard Topic Maps de l'ISO/IEC/JTC1, plus
orienté sur les outils de navigation.
Initialisée par IBM, DITA est un TC
d'Oasis depuis quelques
mois. Intégrée dans des produits tels
qu'Arbortext, DITA structure les données de
grandes entreprises anglo-américaines.
DITA est donc un outil permettant de
décrire et de partager une information entre plusieurs
sources d'entreprises : par exemple la "synchronisation" des
données des catalogues électroniques de la grande
distribution, ou la doc technique d'un grand projet. Mais pourquoi
pas utiliser aussi DITA pour la description des
métadonnées : avec RDDL pour relier le contenu
sémantique des namespaces (cf VendrEDI n°80) ou pour la gestion des
Core Components ebXML, ce qui permettrait, à la fois
de ne pas se contenter de leur simple liste, et de ne pas être
tributaire d'une gestion centralisée utopique.
Mais de même qu'une notice explicative
est souhaitable pour savoir comment combiner les nombreux standards
WS-* des Services Web, les spécialistes du KM et de la
sémantique devraient fournir une road map montrant
comment combiner des outils devant être complémentaires :
à la base, RDF, puis OWL, au-dessus DITA (ou Topic Maps), puis
RDDL ou WSDL (cf VendrEDI n°83),
ebXML/CCTS et autres suivant les domaines.
Et la standardisation de la sémantique
devrait se normaliser ! C'est sans doute dans ce
but que
le TC Oasis
DITA a demandé au W3C de clarifier sa conception d'un
compound document, qui est aussi utilisé par
DITA. |
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