| VendrEDI | ![]() |
lettre de Claude Chiaramonti | ||
| sur les
données de l'échange électronique |
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| Numéro 89 28 janvier 2005 | ||||
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BEA et webMethods
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Du signe au signifié :
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leaders parmi les offreurs
SOA
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la machine relaie l'homme
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Sans parler des plates-formes de Microsoft,
IBM ou Sun, de nombreux offreurs proposent maintenant
l'approche SOA (Services Oriented Architecture)
à des utilisateurs dont la demande est prévue par
Gartner comme devant être très forte en 2005.
Sont mentionnés aujourd'hui deux des leaders de cette
offre SOA, BEA et webMethods :
-
BEA s'est associé depuis le
départ à la maturation des Services Web (SW) qui sont au
cœur de la SOA. Et c'est avec des SW que BEA
améliore son produit
d'intégration,
WebLogic. BEA offre aussi
son
Tuxedo, qui est un produit dont
les connecteurs permettent de développer une
plate-forme globale à partir du mainframe
existant, donc sans Big Bang ni nouvelles interfaces
applicatives. La vision de BEA pour la SOA est
maintenant basée sur
Liquid Com-puting visant
à fluidifier les rapports IT-business pour une
adaptation plus rapide aux changements.
S'étant associé avec la
société BMC, leader des solutions d'administration,
BEA Systems, leader des logiciels d'infrastructures, peut
ainsi intégrer BPM (process) et BSM (services) dans
une solution globale d'administration des
processus métier qui intègre une
stratégie de gestion commune, à la
fois des infrastructures, des applications, des
événe-ments et des impacts sur les services.
-
webMethods a comme "maître-mot" Faster, et
sa suite logicielle
Fabric reste son produit de base
avec des outils très "Smart".
Initiateur de WSDL, outil descriptif des SW, webMethods est un
pure player (n'offrant que des logiciels
d'intégration) et siège à ce titre au WS-I pour
l'interopérabilité des SW. Selon Régis Mauger,
directeur technique pour l'Europe du Sud, l'intégration
métier de webMethods assure l'assemblage rapide, sous forme de
SW inscrits dans un répertoire UDDI, de nouveaux processus
à partir de composants métiers existants. Mais le
préalable est que les gens des "métiers" définissent
d'abord les services qu'ils souhaitent offrir ou "invoquer". Alors,
il est possible d'éviter tout Big Bang, ou
tout nouvel EAI "propriétaire", et
cela autorise la reprise de ce qui marche dans
l'entreprise. Y compris l'EDI pour lequel le même
service que le RVA peut être fourni en SW. Parmi les derniers
clients de webMethods, le CNRS et Fujifilm France
(
).
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Pour ne pas être submergé par la
Semantic Wave annoncée par le W3C et Gartner, il
faut maîtriser le vocabulaire ésotérique de la
sémantique. Abordées dans VendrEDI n°73, des notions sont
à préciser.
Au départ, dès le règne animal,
il y a eu signe puis langage. Puis l'homme s'est
distingué en établissant une liste consultable des signes
signifiant quelque chose de convenu. Puis il y eu classement
et même nomenclature portant sur des "objets"
comparables. Ensuite il faut préciser ! Ce qu'essaie de
faire un blog québécois. D'abord il faut
être sûr de parler de la même chose, ce que
permet un vocabulaire con-trôlé (
Controlled Vocabulary),
lexique officiel spé-cialisé, qui est un
préalable à la normalisation.
On passe ensuite à un vocabulaire, non
seulement contrôlé, mais organisé de
manière hiérarchique simple avec la taxinomie
(ou taxonomy en anglais) qui a d'abord été
utilisée pour la classification des espèces animales. En
plus de cette hiérarchie, le thésaurus
comprend des informations sur les sujets connexes : d'une
taxinomie des vaches, on passe aux fromages qu'elles
produisent. On arrive enfin à l'ontologie (terme
philosophique de la métaphysique qui a été
emprunté par l'informatique) qui formalise explicitement
les relations entre les termes du vocabulaire (ces relations
restant implicites et donc dépendantes de la culture des
utilisateurs dans les taxinomies et thésaurus). Cette
formalisation peut être réalisée par
un langage, le RDF (Resource
Description Framework) et ses
triplets qui, réunis en graphes, peuvent reconstituer un
vocabulaire (cf.
VendrEDI n°72) pour le Semantic
Web et, pourquoi pas, les Services Web et
l'e-business. RDF peut être complété par
OWL pour les relations, non seulement entre termes, mais entre
des domaines entiers. Avec OWL-S pour les Services Web.
Ce qui est remarquable, c'est qu'avec RDF et
OWL
l'homme dispose d'outils qui lui permettent,
pour la 1ère fois, et pour tous, de se faire relayer par
la machine dans ce qui était le domaine propre de
l'humain, savoir ce qu'il y a derrière les signes. Ce
relais permet à la machine de ne pas se contenter, pour des
recherches, de mots-clés (qui ne sont qu
e des signes), mais de pouvoir
"processer" le signifié qui est derrière. Et distinguer
l'empereur César du manchot-empereur. |
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Pour que "le message passe" il faut être d'accord
sur le sens des données Petit
Glossaire du B2Bfr
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Démarrer un SW :
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Sun et Microsoft :
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la base de standards est stable
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pour un seul carnet d'adresses
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Pour un service simple,
REST suffit, par exemple pour consulter
automatiquement tous les matins les catalogues de ses fournisseurs.
D'ailleurs 80% des utilisateurs des Services Web
(SW) d'Amazon le préfèrent à SOAP,
qu'Amazon offre aussi. Mais pour offrir ou rechercher
plusieurs services pouvant devenir des business process
complexes, en interne comme en externe, REST ne semble pas
être une
alternative sérieuse aux SW.
Sans s'embarquer d'emblée dans la
table des standards WS-* (cf
VendrEDI n°85), il vaut mieux
démarrer en SW par leur socle : ainsi, un article d'une
revue fédérale US s'en tient à la recomman-dation
des seuls "
5 Web Services that matter" :
1/ WSDL décrit en XML le
service et précise les données de mise en
oeuvre du SW, comme un contrat entre un service et un client. La
version WSDL 2.0 (cf. le Primer) devrait être assez stable
puisque comportant les
améliorations attendues.
2/ SOAP proposé par Microsoft et à
la base de .Net comporte une version SOAP 1.2, stable depuis deux ans ou
presque, avec l'ajout de MTOM pour les
attachements (cf. VendrEDI n°84).
3/
WS-Security, première étape importante vers la
sécurité des SW externes, mais pas complète.
4/ UDDI, répertoire des SW, pas vraiment
Univer-sal, est surtout testé à titre interne.
Mais son format est stable et utilisé pour tous les
répertoires des offreurs d'outils proposés pour
bâtir des SW.
5/ WS-Interoperability, qui n'est pas un
standard, mais un consortium qui réunit tous les offreurs
pour vérifier que leurs produits SW seront bien
interopérables, grâce à
WS-I Basic Profile ou bien
WS-I Security
profile.
Enfin le Federal Computer News
mentionne
BPEL
comme prometteur pour standardiser
l'automatisa-tion du traitement des business process en
SW. Mais sans attendre BPEL, si les 5 standards de base sont
utilisables pour démarrer en SW, les utilisateurs
souhaitent que leur stabilité, et donc leur
interopérabilité, soient maintenues : en
assurant, par exemple, que SOAP 1.2 relié à XML 1.0 sera
bien compatible avec le nouveau XML 1.1 ! Cette stabi-lité est
d'autant plus importante que l'on dispose avec XML, WSDL, SOAP
et WS-Security d'un core opérationnel pour
les SW. Et il a été conclu à la
Conférence XML 2004 qu'il valait mieux
limiter le recou
rs aux
standards des SW en fonction des besoins réels,
notamment pour démarrer, quitte à faire appel
ensuite à tout le WS-*, mais progressivement. |
Un premier rapport conjoint sur leur
collaboration a montré que le souci de Sun et Microsoft
d'améliorer l'interopérabilité de leurs produits
existants portait ses fruits. De même, pour
l'avenir, dans le domaine des Services Web (SW)
où Sun et Microsoft ont participé ensemble à la
mise au point de plusieurs standards :
WS-Eventing, WS-MetadataExchange et
WS-Management notamment, pour que leurs produits
respectifs de gestion des SW puissent bien
partager automatiquement leurs informations.
Pour l'interopérabilité
des produits SW de Sun et Microsoft, une mention
spéciale pour
WS-Adressing qui avait été lancé par
Microsoft, BEA, et IBM. Sun et SAP les ont rejoints pour
présenter ce projet de standard au W3C où il devrait se
relier au projet déjà déposé par Sun,
WS-MessageDelivery.
WS-Adressing est un maillon important
des SW (d'où le choix du W3C plutôt qu'Oasis) puisqu'il
fournit à SOAP et WSDL les briques permettant un transport des
messages dans un environnement "multi-points" pouvant
utiliser des plates-formes et des technologies
différentes. Il s'agit d'identifier les
endpoints où les messages devront être
adressés et délivrés en sécurisant une
communication "point à point" dont la vocation est
d'être automatisée. Un endpoint
pouvant être le point d'entrée d'une appli-cation
quelconque ou d'un matériel.
En complément, Sun et Microsoft admettent
que la demande n°1 de leurs clients est qu'ils
travaillent ensemble dans le domaine des identités. Le
soutien à WS-Federation comme à
Passport semblant s'affaiblir (eBay, par exemple,
l'a abandonné), cela pourrait bien amener
Microsoft à se rapprocher du système
d'identification promu par
Liberty Alliance
fondé par Sun. Pour que tous leurs clients, qu'ils
utilisent .Net et Windows ou Solaris et Java, puissent savoir qui
peut faire quoi grâce à une réelle fédération des identités.
D'où la recherche d'un seul sign-on (
SSO) pour le Microsoft's
Active Directo-ry et le Java Enterprise LDAP
Directory de Sun.
Si on se "pacse" pour 10 ans, une des
premières choses est bien de pouvoir se faire confiance dans
l'utilisation de ses carnets d'adresses ! Microsoft et Sun
pourront alors travailler ensemble à l'utilisation
de BPEL pour la mise en oeuvre de SW comp-lexes, type
enchaînement de messages EDI.
Microsoft comme Sun disent
vouloir que cet accord de 10 ans aille au-delà des
standards. Mais ils préfè-rent être
quasi-sûrs du succès d'une collaboration avant de
l'annoncer pour ne pas donner d'impression négative sur
leur "couple".
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