| VendrEDI | ![]() |
lettre de Claude Chiaramonti | ||
| sur les
données de l'échange électronique |
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| Numéro 90 18 février 2005 | ||||
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Sterling Commerce :
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L'e-Santé efficace :
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offre EDI+EAI > BPM+SOA+SW
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un réseau unique pour tous !
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Ayant offert depuis des années des
solutions EDI, puis EAI, Sterling
Commerce a pu mettre sur le marché en 2001 la
plate-forme Sterling Integrator qui est un pont
appréciable entre les deux domaines. Parmi les derniers
clients annoncés : Géodis BM et iTrame. Géodis
BM l'utilise pour intégrer EAI et B2B avec une approche
"Gestion des Processus métiers" (BPM) permettant de
s'adapter à la variété des clients de la
logistique : échanges normalisés de
l'automobile, systèmes propriétaires, ERP etc. Et de ne
pas inquiéter les utilisateurs fidèles
à AS400 que Sterling Integrator accepte.
Pour sa plate-forme de gestion et dématérialisation des
factures, iTrame utilise Sterling Integrator afin
d'intégrer tous types de flux externes, du traditionnel
EDI aux standards XML émergeants en passant par les fichiers
à plat, et en utilisant Internet, RVA etc.
Plus loin dans l'intégration vers une
"Collaboration Trans-Entreprises", Sterling Commerce propose
la MESA, Multi-Enterprise Services Architecture,
une plate-forme basée sur la
gestion des processus qu'ils soient internes ou
externes, explique Olivier Ferhat. Sont ainsi
proposés à la "communauté" entourant une
entreprise, sous-traitants, logisticiens, distributeurs, des
outils offrant à tous la même visibi-lité en tout
point de la supply chain : suivi des commandes, des
stocks et des paiements. D'où une réactivité en
temps réel, avantage concurrentiel.
MESA est ainsi présentée comme
étant la seule plate-forme technologique partagée par
plusieurs entreprises : il s'agit donc de réelle
intégration de l'entreprise étendue, avec SOA et Services
Web internes et externes (cf. VendrEDI n°88).
En plus de ses fonctionnalités
horizontales, MESA sera déclinée par grands secteurs, en
particulier là où Sterling Commerce est déjà
très présent. Pour la supply chain de la
distribution, Sterling Commerce explique dans un
Livre Blanc que la synchronisation
des données entre les entreprises est un préalable aux
initiatives EPC et RFID. Par exemple, Cadbury Schweppes utilise
MESA pour l'intégration de son ERP avec un data pool
synchronisé, sa supply chain et la
sécurisation (à la demande de Wal-Mart etc.) de ses
échanges Internet
EDI avec AS2. Voir aussi la
base de connaissances de Sterling
Com-merce sur la synchronisation.
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Les TIC doivent contribuer
à éviter l'accroissement des dépenses de
Santé tout en améliorant la circula-tion des données
entre tous les professionnels et les patients. Partout, la
plupart des professionnels sont convaincus que l'on peut en
attendre des économies substantielles, la suppression des
erreurs et même l'amélioration des soins. Mais
encore faudrait-il éviter des réseaux propriétaires
parallèles en se calant sur les standards !
Aux USA, l'administration Bush, qui souhaite
une large adoption dans les 10 ans d'interoperable Electronic
Health Records a reçu à la mi-janvier un
rapport sur la road map
qui manquait pour aider docteurs, hopitaux et assureurs à se
diriger vers un Digital System of Health Records.
Sans base de données centrale, ni même de carte
santé de malade contenant ses données, mais un seul
réseau pour que, progressivement, les
données détenues par un cabinet sur un patient
puissent, avec son accord, être envoyées par
Internet à un hôpital, un assureur ou un chercheur.
En respectant les standards, comme s'y sont engagés huit
majors dont Microsoft.
Au Canada, le système ESI
Canada en est à un réseau unique pour les
acteurs de la Santé, y compris tous les assureurs,
traitant demandes, prestations et remboursements, pour tous les
types de soins, spécialistes, comptes de gestion-santé
etc. Avec des remboursements rapides et des statis-tiques
exhaustives en temps réel.
En Europe, avec participation turque mais
pas fran-çaise, prolongeant le projet GEHR, le
projet Artemis basé sur les Services Web, a aussi
cet objectif de réseau unique, en partant de la
sémantique, non seulement médicale, mais
aussi remboursement et assurance.
Pour Michel d'Araujo, fondateur de DARVA, la
France devrait aller vers un tel
réseau unique au lieu de s'en tenir au système
actuel où vont devoir coexister plusieurs réseaux. Si le
réseau Sesam-Vitale a, certes, représenté un grand
progrès pour la dématérialisation (longtemps attendu
!) il doit être complété, d'une part de
réseaux des assureurs, Santéclair ou
Harmonie Mutualité, par e
xemple pour les devis, d'autre
part d'un réseau pour l'archivage des dossiers médicaux
les statistiques etc. |
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Pour que "le message passe" il faut être d'accord
sur le sens des données Petit
Glossaire du B2Bfr
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De la SOA à l'EDI
:
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Normes de contenu :
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best practices
externalisables
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liste fixe ou namespace à jour ?
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Si l'on en croit Gartner, la SOA devrait
s'implanter largement en 2005, au moins aux USA. Plusieurs
conditions sont à remplir pour passer le SI en SOA, avec
d'abord un répertoire des services qui peuvent être
accessibles, donc réutilisables. L'adoption de UDDI V3 en tant que standard par Oasis
est un net progrès quant à la description des
services offerts (cf. VendrEDI n°80). Mais pour remonter
plus en amont des best practices souhaitables, cette
des-cription elle-même doit être standardisée. Pour
faciliter la réutilisation interne des services d'abord, et
leur externalisation ensuite, à destination des partenaires
habituels ou d'inconnus "découvrant" ces services. La
description standardisée de tels SW (Services Web) pouvant
alors être processée par une application
"découvreuse" et l'appel à ce SW renouvellé en
tant que de besoin, comme en EDI traditionnel, mais sans qu'il
y ait vraiment besoin de l'accord d'interchange EDI, UDDI V3
pouvant être enrichi de données de
sécurité.
La description des services d'une
entreprise doit naturellement se référer au
langage de l'entreprise, s'il existe, et sinon
contribuer à le créer : schémas XML,
namespace et outils de transformation. En
préparant l'avenir, c'est à dire en ajustant
données internes avec le langage XML du secteur ou,
à défaut, les Core Components ebXML. Il
faut aussi une naming convention désignant
les services, leurs composants et leurs fonctionnalités
pour pouvoir les aligner avec les business process.
Et une intégration préalable des
différents modèles sous-jacents qui
permet d'être le plus loosely coupled possible,
donc de changer facilement un composant comme de réutiliser un
service. Pour aider à cet alignement IT-business, IBM
vient de publier une méthodologie Services Oriented
Modeling and Architecture (
SOMA) qui s'inscrit dans sa stratégie de services
"on-demand".
Ensuite, notamment pour passer de services
internes à des SW externes, il faut une policy de
sécurité et une gestion des identités, savoir qui peut
avoir accès à quoi, non seulement les applications
internes et le personnel, mais aussi les fournisseurs et les
clients habituels de l'entreprise, et même les SW de
clients potentiels cherchant à "découvrir" les
différents services
offerts par l'entreprise.
L'EDI en Edifact serait alors
remplaçable, d'abord par des SW simples avec seulement
SOAP-WSDL-UDDI, puis complexes avec BPEL et de la
choreo-graphy. Et le
B2B se transformerait en SOA inté-grant les
partenaires de l'entreprise étendue.
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La communication peut se faire par traduction
entre langages différents ou alignement sur un langage commun.
Faute d'outils suffisamment performants pour le passage d'un
langage à l'autre, la simplifi-cation a longtemps
été recherchée par l'unification des concepts : par
exemple la DAS (Déclaration Annuelle des Salaires) en France
a unifié sur un seul document papier les
différentes données demandées aux entreprises par
les administrations et organismes concernés. Ce qui
n'empêche pas, maintenant, près d'une trentaine de
mentions différentes du "chiffre d'affaires" de coexister dans
autant de réglementations, sans d'ailleurs être
accompagnées de définitions précises !
Faut-il, alors, continuer à essayer
de rapprocher les réglementations et
leurs définitions du CA pour simplifier la vie des
entreprises ? En fait, selon Michel Lesourd, ce que souhaitent
les entreprises, c'est d'abord des définitions claires, et que
les réglementations et leurs données ne soient pas
modifiées au dernier moment de l'exercice en cours pour
déclaration immédiate ! Sinon, leur multiplicité
n'est pas un problème et ne représente que quelques
secondes de traitement et d'envoi.
Simplification ne rime donc plus
forcément avec alignement : une norme de contenu,
définissant le champ d'une donnée, n'a plus à
être "normative" mais simplement "indicative", à
la condition d'être précise : et on pourra alors
utiliser un autre champ si l'on indique, avec les outils
sémantiques de XML, comment le raccorder à la
"norme".
Dès lors, cela a-t-il encore un sens de
mettre à jour des listes de définitions de données
comme une "norme" pure et dure ? C'est ce que vient de faire
pourtant l'ISO TC 154 (cf. VendrEDI n°61) avec la 3ème version
du UNTDED (Trade
Data Elements Directory) pour le niveau "données", à
la fois des documents papier du trade et des messages
Edifact. La version précédente datant de 1993,
on se doute que l'e-business a dû prendre des
libertés avec cette "norme" ! A la rigueur, aurait pu
être "normalisé" le UNTDID (Trade Data Interchange
Directory) qui sous-tend tous les niveaux d'Edifact,
(encore la
grande majorité du B2B) car le TDID est mis à jour
deux fois par an par le Forum du Cefact-Onu. En tout cas,
quel intérêt de faire figurer un nouveau code dans une
liste estampillée par l'ONU puis l'ISO ? Il suffit de
prévenir
en ajoutant
dans son namespace la liaison sémantique de ce
nouveau code aux anciens. Namespace à jour
plutôt que liste statique pour 10 ans ! |
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