| VendrEDI | ![]() |
lettre de Claude Chiaramonti | ||
| sur les
données de l'échange électronique |
||||
| Numéro 92 1er avril 2005 | ||||
|
Le standard XXL
|
Projet EU Athena :
|
|
|
pour les dimensions
eXagérées
|
Enterprise Interoperability
|
|
Un groupe de travail devrait être mis en
place par Oasis sur XXL (eXceeded eXtents Language),
qui
devra se préoccuper d'aboutir à
un standard constitué d'un schéma XML et d'un
namespace permettant l'échange de données
automatisé (type EDI) sur les mensurations humaines, comme les
dimensions hors-normes d'objets, pouvant poser des
problèmes, ou simplement inhabituels. Par exemple, les bagages de cabine. Une recommandation de l'ONU
existant déjà pour les marchandises et moyens de
transport du trade, le MoU
(Memoran-dum of Understanding entre les instances de
normalisation et de standardisation) sera saisi si des doublons se
manifestaient. Le MoU pourrait trouver là une occasion de
durcir quelque peu une activité en sommeil depuis la
concurrence affichée entre ebXML et les Services Web
(SW). Car XXL, qui ne sera qu'un standard de
contenu, devrait pouvoir être utilisé aussi bien en
ebXML qu'en SW ou en Edifact. Les batteries de dimensions admises
pour chaque type d'objet seront regroupées au sein du
répertoire Cefact-Onu TDED lors de sa prochaine mise à
jour par l'ISO TC 154.
Les utilisations de XXL envisagées
sont multiples : pour l'anecdote, localisation de
magasins offrant des grandes tailles, mais plus
sérieusement, recherche de moyens de transport pour
objets de dimensions exceptionnelles, lieux de stockage
disponibles pour marchandises hors-quota, alertes suite
à l'apparition de phénomènes physiques de dimension
inhabituelle. A mentionner, la participation de
l'Université de Nice pour une spreadsheet xxl, ou de l'
University of Tennessee pour
l'e-commerce.
Parler de "standard" XXL ne signifie rien de
normatif a priori, puisque les
goûts peuvent changer. Il ne s'agit que
d'enregistrer, d'une part les dimensions les plus habituelles (et
seule cette dominance dans la fréquence pourra être
qualifiée de "normale") et d'autre part les
seuils à partir des-quels la dimension de l'objet devient
inconfortable ou même dangereuse. Ces dimensions "habituelles"
ou "de seuil" comporteront les 3D, le poids et
l'élasticité, celle-ci pouvant être utile, par
exemple pour une personne obèse, pour savoir à partir de
quelle élasticité elle peut éviter d'occuper deux
places d'avion dans l'avion XXL, l'Airbus A380.
|
De nombreux projets européens se
succèdent pour aider les entreprises à rentrer dans
l'ère des échanges électroniques. Aucun n'a eu
jusqu'à pré-sent l'efficacité du projet TEDIS
dirigé par Emile Peeters pour l'EDI en Edifact, qui est
toujours le format largement prépondérant en
Europe. Avec le projet INTEROP
NoE, le projet du 6ème PCRD
Athena (Advanced Technologies
for interopera-bility of Heterogeneous Enterprise Networks and
their Applications) se veut la prolongation des projets
antérieurs. Et dans la
dernière Newsletter d'Athena, Gérald
Santucci, de la Commission euro-péenne, lui demande
de réconcilier, d'une part la vision UML
"modélisatrice" des organes de norma-lisation, Cefact-Onu et
CEN/ISSS, et, d'autre part, le "pragmatisme", pour
les standards XML, des offreurs d'Oasis ou du W3C.
Et, en effet, le Forum du Cefact-Onu
propose des BRS (Business Requirements
Specifications) qui sont intersectorielles et toujours
basées sur la modé-lisation UMM, alors que c'est pour des langages
XML sectoriels, pas forcément
modélisés, que les offreurs vérifient au
WS-I l'interopérabilité de
leurs outils de Services Web. Mais, de fait, ces
approches des niveaux "sémantique" et "service" ne devraient
pas être inconciliables pour les
membres d'Athena, SAP, IBM,
les centres de recherche Fiat et EADS ou
l'Université Bordeaux I
(
).
Athena a initié un dialogue avec
l'eGovernment Research US, avec la participation de
Man-Sze Li (IC Focus UK) ex-animatrice de l'atelier du CEN
sur l'e-commerce. En Europe, Athena soutient les
divers projets, conférences ou consortiums traitant des
différents aspects de l'interopérabilité, des
infrastructures à la sémantique. Dans ce domaine de la
sémantique, clef de voûte de
l'interopérabilité, le site d'Athena comporte, à
télécharger, plusieurs
documents sur l'ontologie et
Athena envisage de partir des propositions du W3C pour le
Semantic Web, OWL notamment, pour les adapter aux besoins
des différents domaines du business.
Les premiers résultats des travaux
menés d'Athena sont
téléchargeables,
attention, c'est un peu lou
rd. Ils concernent surtout l'Etat de l'Art de la
modélisation et des frameworks, ce qui n'a jamais
été vraiment léger... |
![]() |
Pour que "le message passe" il faut être d'accord
sur le sens des données Petit
Glossaire du B2Bfr
|
|
Net ou pas net ?
|
|
Management du SI :
|
|
Valeur juridique du
courriel
|
|
WSDM pour SW et le SI en SOA
|
|
"Ce mél est-il digne de confiance ?"
Pratiquement toutes les entreprises fournissent une messagerie
professionnelle à leurs collaborateurs et 80% s'en servent
pour négocier des affaires. Il est grand temps de
réaliser que cet usage de la messagerie à la place du
papier engage la responsabilité civile et pénale de
l'entreprise ou de ses dirigeants. Sans que, pour autant, le niveau
de contrôle ou de maîtrise de cet engagement soit
comparable à celui du papier avec en-tête, signature,
chrono, dossiers...
Question à se poser : "Qu'en penserait un
tribunal de commerce en cas de contestation ?" Car le
contexte juridique donne aujourd'hui à "l'écrit
élec-tronique" la même valeur qu'à l'écrit
papier et ren-force désormais la responsabilité des
entreprises : cf Sarbanes-Oxley, CFR 21 part 11, la LSF ou la
LCEN. Cette dernière reconnaît la
validité des contrats électroniques, y compris par
échange ex-clusifs de méls, et peut même imposer
l'archivage de ces derniers pendant 10 ans.
De même qu'ils se dotent d'un antivirus,
il est temps que les chefs d'entreprises analysent les risques de
mise en jeu de leur responsabilité civile et pénale et
organisent les dispositions juridiques et techniques
nécessaires. D'autant que, pour cela, les outils sont
là aujourd'hui pour travailler "en confiance".
Conservation des traces, authentification,
intégrité, non répudiation, confidentialité,
identification d'un faux, respect de la vie privée : c'est
possible, même concernant des méls ! Par quoi commencer
?
Analyser les flux et leurs enjeux, en
déduire les prio-rités, choisir les solutions
adéquates combinant l'organisation (50%), le juridique (20%)
et la techni-que (30%). L'implication de la DG et la
sensibilisa-tion de tous sont
des critères essentiels de succès.
En notant qu'un incident en matière de
responsabilité civile et pénale peut être aussi
lourd pour une petite entreprise que pour une grande. Et sans
oublier que seule une veille régulière permet de
réviser ses précautions dans un monde qui bouge. La
confiance suppose que la vigie reste à son poste !
C'est pour aider à cette vigilance
que
oriente
particulièrement son activité de conseil vers la
maîtrise des risques liés au système d'information.
Il anime, par exemple, un groupe de travail au sein de
l'association juridique IALTA qui prépare un Livre blanc sur "La
confiance dans les Relations Commerciales Electroniques".
Et cela concerne tous les échanges
électroniques depuis l'EDI traditionnel jusqu'aux
méls, en passant par la dématérialisation des appels
d'offres, des contrats et des factures !
|
Que l'on croit ou non aux prédictions
selon les- quelles 2005 sera l'année des Services Web (SW) et
de la SOA (Services Oriented Architecture), il vaut mieux
s'astreindre à suivre la production des standards les
concernant. Au cas où ! En effet, on aura sans
doute à les connaître, ne serait-ce qu'en interne,
ou pour échanger avec des partenaires qui les auront mis
en place dans leur SI. De ce point de vue, Oasis vient
juste d'adopter comme standard
WSDM (Web Services Distributed Management), qui
est un pas important et "sage" (WSDM se prononce
wisdom en anglo-américain) pour à la
fois la gestion des SW et celle du SI dans son ensemble.
En effet, le but de WSDM est d'arriver à
un management "interopérable" des SW entre
plate-formes hétérogènes en articulant ensemble les
outils indispensables. D'une part le très
utile
Basic profile du WS-I, qui regroupe tous les
offreurs, avec, d'autre part, plusieurs standards
du
pack WS-* : WSDL,
WS-Addressing,
WS-ResourceProperties,
WS-BaseNotification,
WS-Topics et d'autres un
peu
moins indispensables. WSDM et ses
management capabilities s'appuient ainsi sur une
description des SW resources comportant
identité, URI, service offert, statut, état
etc.
Les spécifications de WSDM vont alors de
MOWS 1.0 (Management of
Web Services) à MUWS 1.0 (Management
Using Web Services) et ses
partie 1 et
partie 2. Autrement dit, les
Services Web seraient à la fois le problème et la
solution du management des SI ! Mais les SW purement
internes n'ont pas forcément besoin de MOWS pour leur
management, sauf si leur prolifération devient ingérable.
Par contre, MUWS serait utile dès que le pare-feu est franchi.
A noter que si Microsoft n'y a pas participé, IBM (Heather
Kreger) est co-président du groupe WSDM et en
décrit la
très ambitieuse"sagesse". Et IBM prévoit d'aligner
BPM et BPEL sur WSDM. "By
integrating heterogeneous resources into heterogeneous management
software using hete-rogeneous protocols and platforms, WSDM uses
Web services to start solving the management integration
problem". C'est à dire permettre aux SW de pouvoir
prétendre être l'outil de management d'ensemble du
SI quand il est services oriented (SOA). Quelle
affaire !
Alors, on peut continuer à être
sceptique devant le matraquage publicitaire sur SW et SOA ! Mais le
matraquage sur XML finit par se traduire p
etit à petit dans la
réalité ! Alors, mieux vaut maintenir la veille
technologique sur les standards des SW et de la SOA ! |
| Ce numéro 92 de VendrEDI a été adressé à 1371 abonnés Pour écrire |
| Tous les numéros de VendrEDI peuvent être téléchargés à http://www.actimum.com/acvendredi.htm |