| VendrEDI | ![]() |
lettre de Claude Chiaramonti | ||
| sur les
données de l'échange électronique |
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| Numéro 95 3 juin 2005 | ||||
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Mémoire de l'eau
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WSDL plus simple ?
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avec les données
de SANDRE
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Si on est moins ambitieux !
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L'eau est l'un des problèmes vitaux
de ce nouveau siècle. D'où l'importance du
système d'information sur l'eau : un Office
international, un réseau
national français de données sur l'eau qui
s'appuie sur un langage commun de l'eau qui est fourni
par Sandre (Secrétariat d'Administration
National des Données Relatives à l'Eau). Le langage
Sandre comporte des définitions, des dictionnaires, des
scénarios et des spécifications d'échanges de
données. Les échanges de données, par exemple sur la
qualité des eaux, seront en effet d'autant plus simples
qu'ils pourront s'appuyer sur un format reconnu par tous. Ce qui,
aussi, évitera à chacun de réinventer
l'eau tiède.
Sandre fournit ainsi d'abord la
sémantique à travers ses définitions et ses
dictionnaires, mais aussi la syntaxe organisant la sémantique
des messages. La "trame" des messages est fournie depuis 1995,
suivant un format Edifact. Un format simplifié existe pour
fournir des données aux utilisateurs finaux avec des outils
bureautiques. Avec enfin un format XML-Sandre qui est testé et
prêt à l'emploi pour continuer à échanger la
sémantique Sandre par des messages EDI suivant le
standard XML.
Les scénarios de Sandre vont des
analyses physico-chimiques et microbiologiques des cours
d'eau avec le format simplifié, à l'autosurveillance
des stations d'épuration et des systèmes de collecte en
format trame Edifact, jusqu'à "l'EDI Laboratoires" ou
l'épandage en format XML. La marche vers XML concerne aussi le
Répertoire XML Eau qui a été mis en
oeuvre conformément au cadre commun
d'interopérabilité des systèmes d'information
publics (Cf. ADAE). Il est compatible avec le
répertoire XML de l'Insee (cf. VendrEDI n°75) et va l'être avec le
langage XML pour les données
géogra-phiques,
GML. Le Répertoire XML Eau offre, outre les
spécifications d'utilisation du format XML Sandre, les
différents schémas XML disponibles suivant une
thématique "eau", un service de "recher-che de balises"
XML existantes ainsi qu'un service de validation en ligne, par
parseur, d'un fichier, ou message XML suivant le scénario
souhaité et le schéma XML correspondant.
Le 14 juin prochain, une
Table Ronde est organisée
à Paris, pour présenter les travaux de Sandre avec son
standard et ses premiers déploiements.
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Il n'y a pas que l'ensemble WS-* des standards
des Services Web (SW) qui paraît compliqué, même
WSDL (Web Services Description
Language), l'outil de base de description d'un SW, fait
l'objet du même reproche. Par exemple parce que WSDL
mélange traitement, document/données,
acteurs etc.
D'où des
propositions pour remplacer WSDL par la simple
déclaration, soit d'une fonction RPC, soit de l'échange
de messages XML. Ou la possibilité d'en rester à
REST à la place de
SOAP-WSDL. Mais il faut alors savoir ce que l'on a comme
ambition : pour télécharger des cours de bourse, ces
WSDL-lights sont sûrement bien adaptés. Mais
pour des échanges complexes à paramétrer à
l'avance en mode automatisé, type EDI, toutes les fonctions de
WSDL 2.0 sont sollicitées. Pour un interchange,
(comme on disait en EDI) en Service Web, WSDL permet en effet de
définir ce qui est à faire des deux côtés de
chaque message. Les spécifications des données et de
l'action demandées par l'application "appelante" ainsi
que la manière dont l'application appelée doit les
mettre en oeuvre et en rendre compte en retour à l'application
appelante. Que ces applications soit des ERP ou non.
Effectivement, inclure tout cela dans WSDL le
rend lourd ! Lourd, mais efficace pour la mise en oeuvre de
l'e-business en SW de manière indépendante des
langages des applications, des plate-formes, des protocoles etc. Si
les SW peuvent être considérés, grâce
à XML, comme la réalisation du rêve de
l'interopérabilité, WSDL en est le langage ! Pour ne pas
compliquer inutilement, il faut simplement que WSDL
s'insère à sa juste place : en s'articulant
avec SOAP et UDDI, mais sans empiéter sur BPEL pour la description d'un scénario
complet d'enchaînement de SW complémentaires. Et
avec alors la possibilité de sécuriser etc.
l'interchange avec les différents standards du
pack WS-*.
Et, pour en terminer avec la lourdeur de WSDL,
à besoins simples, outils lights, à besoins
complexes, WSDL complet. Et pas de contradiction, mais au
contraire complémentarité, dès lors que l'on
pourra se faire la main avec des SW
élémentai
res
et passer ensuite à plus ambitieux, y compris ce pour
quoi l'EDI classique n'était pas armé : des
scénarios automatisés. |
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Pour que "le message passe" il faut être d'accord
sur le sens des données Petit
Glossaire du B2Bfr
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De l'EDI à la
SOA :
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L'e-sémantique :
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les messages au centre
du SI !
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à partir des
langages-métiers
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La SOA (Service Oriented Architecture)
est déci-demment la potion magique pour les SI ! L'idée
est de remplacer l'EAI codé par des messages entre
applications basés sur les standards des Services Web (SW) :
WSDL pour décrire ce qu'une appli-cation attend (ou
offre), SOAP pour acheminer le message et
UDDI comme répertoire des services et des
endpoints par où entrer dans les applications de
l'entreprise. L'objectif de ce loosely
coupled est l'agility du SI
pour s'adapter aux changements du business. En effet, les
applications existantes (la legacy) peuvent être
maintenues ou améliorées en tant que de besoin, à
leur rythme, sans Big Bang, type ERP. Et "l'invocation" d'un
service (des données adaptées à l'application
destinataire) peut être paramétrée,
automatisée. Comme l'est toujours l'EDI (échange de
données informatisé, au masculin
singulier) entre applications appartenant à des entre-prises
différentes. L'EDI en Edifact, qui était un peu marginal
au sein du SI, en devient, avec la SOA, le centre, sous
la forme des messages SW. Avec la possibilité de
s'externaliser (cf. VendrEDI n°90) en revenant à
leur première destination, puisque les SW, comme l'EDI,
ont été conçus pour les relations inter-entreprises.
Même si, jusqu'à présent, les messages des
SW sont surtout utilisés à l'abri du pare-feu, en
attendant la stabilisation des standards de sécurité, qui
semble en bonne voie. Cet "aller et retour" entre
interne et externe pour l'échange électronique de
données est normal : si la gestion des stocks d'un
distributeur peut, en EDI, passer automatiquement commande
à la gestion des livraisons de son fournisseur, on ne voit pas
pourquoi la comptabilité, la facturation, les données des
entrepôts etc. n'en seraient pas automatiquement mis à
jour par SW, souplement, sans trop de codage à chaque
maintenance, et sans qu'un ERP soit tout à
fait indispensable. Donc la
SOA arrive !
Cela étant dit, y a-t-il quelque
chose nouveau sous le soleil des SI ?
Certains traduisent SOA par
Simply Old Architecture ou Stupid Over-hyped
Acronym. Ce qui n'empêche pas tous les grands
spécialistes de l'intégration,
IBM, Seeburger etc. de proposer leurs services pour
aider les entreprises à bien tomber dans la SOA-Potion
magique ! Et les avis sur la mise en oeuvre de la SOA ne
manquent pas : relativisation du besoin,
analyse du ROI,
erreurs à ne pas commettre, retours
d'expériences de
British Telecom, dans le domaine de la
finance, de l'
assurance etc. Avec, en tout
cas, les messages de l'échange électronique de
données au centre du SI !
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Se mettre d'accord sur le sens des
données pour que "le message passe" est un
préalable de l'inter-opérabilité sémantique.
C'est la devise de VendrEDI qui a consacré de nombreux
articles aux outils d'une e-sémantique standardisée. Des
outils qui reflètent deux approches, à la
fois top down et bottom up :
- une approche plutôt top
down, qui a l'objectif d'avoir tous les concepts de tous
les secteurs dans un jeu de répertoires : ebXML-CCTS, UDEF, UBL et CORE sont les outils de cette approche
;
- une approche
plutôt bottom up, qui ne cherche pas
forcément un jeu de répertoires et se contente de
"mapper" entre eux les concepts des données
échangées entre deux secteurs ; sont
disponibles, les
Ces deux approches peuvent être
complémentaires : un répertoire unique des données
universelles com-munes à tous, chacun y greffant ensuite
les données particulières à
son métier, et les mappant, si besoin, avec les
données des métiers connexes.
Donc, pas de problème au niveau des
outils. Mais une chose est d'avoir les outils, autre chose est de
les alimenter. Car il reste un préalable de taille, celui
de la saisie, qui ne peut être entièrement
auto-matisée. En effet, des outils type
systèmes-experts ou knowledge management
doivent, eux-mêmes, avoir été alimentés,
précisément sur le domaine à analyser, pour
pouvoir distinguer les homonymes et rapprocher les synonymes. Et
là, Google et les mots-clés ne peuvent encore rien,
puisqu'ils en restent aux caractères, en ignorant leur sens
!
La saisie du sens : là réside
peut-être la difficulté de l'e-sémantique et du
Semantic Web au W3C. Même pour des
problèmes de mapping concrets, pouvant être
résolus par les experts de deux domaines en relation
d'affaires, il faut bien qu'il y ait entre eux un
Controlled Vocabulary. C'est
à dire, pour chaque concept, non seulement son
libellé habituel, mais aussi et surtout sa définition
complète, avec ses contextes, dans le langage-métier de
chacun de ces deux domaines. Et, paradoxalement, ce sont
peut-être des experts de langue maternelle différente qui
seront le mieux à même de se comprendre en dépassant
ensemble les non-dits de chaque langue.
Alors, et alors seulement, le mapping
entre les données ainsi controlled pourra
être, d'abord répertorié par les
nombreux outils ci-des
sus, ensuite invoqué
dans la définition d'un Service Web en WSDL. Et le
"message passera", avec l'e-sémantique de
l' e-business. |
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