| VendrEDI | ![]() |
lettre de Claude Chiaramonti | ||
| sur les
données de l'échange électronique |
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| Numéro 96 24 juin 2005 | ||||
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XML lingua franca :
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Moderniser
l'EDI,
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pourrait encore
mieux faire !
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mais par des voies progressives
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Issu de SGML, comme HTML, XML a
été accueilli avec scepticisme en 1998, mais a
vite été décrété "lingua franca" des
échanges électroniques de docu-ments et de
données. La plupart des anglo-américains
qui emploient volontiers cette expression
ignorent que "lingua franca" signifiait "langage sommaire des
marchands Francs" (français) dans
les ports de Méditerrannée..
Mais même consacré, le
métalangage XML peut-il encore s'améliorer ? Le
succès même de XML a suscité des
recherches d'améliorations qui ont reçu
des réponses mitigées, discutées, mais qui
laissent la place à des améliorations à venir
:
- les bases de données en XML "natif" ne
semblent utiles que pour quelques cas particuliers.
- un XML "binaire" étudié par le W3C, (par exemple en
ASN1 cf. VendrEDI n°81) serait moins verbeux,
surtout pour l'EDI, avec des balises compressées. Et
selon le W3C, cela ne devrait pas aboutir à des
versions de XML
incompatibles.
- tous les
fournisseurs, Microsoft en tête, ont leurs
outils basés sur le langage de schéma XML
officiel du W3C, le WXS (W3C XML Schema Definition
Language), destiné à remplacer les DTD. Mais
bien que présentée clairement, la
recommandation du WXS a paru compliquée et l'ISO a
proposé le langage DSDL (cf. VendrEDI n°87), qui isole les
fonctions du schéma avec, pour chacune, un
standard simple. Et la gamme d'outils de XML permet des
passerelles entre tous ces schémas.
- chaque balise XML peut contenir un
namespace, une "ressource" sur le Web
ou l'on peut trouver la définition de la balise. Reste
à mieux organiser les namespaces en ontologies, qui
relient les définitions entre elles. Mais les
langages de ces liaisons logiques, RDF et
OWL, font l'objet de scepticisme.
- faut-il
modéliser XML avec UML ? Pourquoi pas, notamment
pour générer des schémas XML et
réutiliser des définitions existantes.
- enfin, XML étant
une syntaxe sans sémantique, alors qu'Edifact
offrait les deux, les langages-métiers XML autonomes
ont fleuri : bonne manière de coller au terrain ou
risque de Tour de Babel ?
Pour suivre l'évolution de ces questions,
comme celle de XML en général, voir XMLfr, le site
francophone animé par Eric van der
Vlist.
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Le B2B est toujours, pour l'essentiel, en EDI
très classique, suivant la norme Edifact, ou même
des standards antérieurs. On ne change pas un système que
l'on a mis du temps à bien faire marcher ! Mais
l'irrésistible ascension de XML dans toutes les autres
fonctions du SI finira sans doute par se tra-duire aussi dans un
EDI en XML. Simplement, la modernisation de l'EDI continuera à
être lente, et empruntera des voies très
progressives.
On peut rappeller le
Web EDI, qui est d'ailleurs né avant XML dans la
grande distribution, puis l'auto-mobile, et est adapté pour
des transactions avec des fournisseurs occasionnels ne
souhaitant pas un EDI automatisé rentable surtout pour
grands donneurs d'ordres et fournisseurs réguliers.
On peut garder son EDI en Edifact, mais sans
RVA onéreux, remplacé par un des protocoles
sécurisés
EDIINT (EDI sur Internet), AS1, AS2 ou
AS3, qui ont des fonctionnalités
complémentaires.
La simple traduction "à la volée"
des messages Edifact en XML (et l'inverse) est aussi une
moder-nisation, ne serait-ce que pour permettre à des nouveaux
venus dans une communauté EDI d'éviter Edifact s'ils
pratiquent déjà XML. D'ailleurs toutes les plates-formes
EDI sont depuis longtemps multi-formats, depuis les formats de
l'EDI classique jusqu'à XML et à ses
langages-métiers.
On peut, de plus, migrer d'un
Edifact "rigide" vers un langage-métier XML
existant, en pouvant l'adapter à son business
avec ses partenaires, XML étant un métalangage
"eXtensible". Mais sans avoir besoin d'un "traducteur" ni
de spécialistes en Edifact, Windows ou Linux,
de même que les développeurs
"parlant" déjà XML.
Modernisation d'avenir, ne pas se contenter du
seul format des messages, mais passer aux Services
Web (SW), outils XML du Web, grâce auxquels des
services "découverts" sur le Web peuvent être
stabi-lisés et automatisés en EDI. EDI qui n'est
plus isolé puisque les SW sont aussi l'outil de la SOA
interne.
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Pour que "le message passe" il faut être d'accord
sur le sens des données Petit
Glossaire du B2Bfr
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BPEL + WS-CDL :
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SW automatisés :
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orchestration +
chorégraphie
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vers l'ontologie des services
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Les échanges électroniques de
données, sous forme de Services Web (SW), sont au coeur
de la SOA (Service Oriented Architecture)
en interne et de l'entreprise étendue à ses
partenaires habituels en externe. Il peut s'agir de messages
SOAP isolés déclenchés par les applications. Mais,
dans le cadre d'un business process (BP) et en collant
à chacune de ses étapes, il peut s'agir d'un
enchaînement, d'une "orchestration" de messages et des suites
données pour une application. Les "partitions", pour une
application, peuvent être établies avec le standard
BPEL (Web Services
Business Process Execution Language) du consortium
d'offreurs Oasis, auquel il a été présenté
sous le nom de BPEL4WS par Microsoft, IBM, BEA, SAP et Siebel. Mais
comme il faut être au moins deux pour un BP, il faut être
sûr de ne pas se marcher sur les pieds en "dansant" : le
W3C propose donc WS-CDL (Web
Services Choreography Description Language),
peer to peer, qui
complète des BPEL en les
aidant
à danser ensemble. C'était le
rôle de l'interchange agreement de l'EDI classique
que WS-CDL permet de formaliser et de réutiliser sans avoir
besoin de s'abonner à un produit comme RosettaNet.
Toutes les étapes à définir
pour la satisfaction d'un BP, une commande entre un donneur
d'ordres et un fournisseur, sont détaillées dans
une illustration avec les "orchestrations" propres
à chaque entreprise et la "chorégraphie"
définie en commun. Pour le moment, c'est le plus souvent BPEL
qui est utilisé seul par les deux "danseurs". D'ailleurs, pour
certains, la distinction entre orchestration et chorégraphie
apparaît purement académique. Voir une illustration de
cette utilisation de BPEL dans le
tourisme pour toutes les
opérations de "service" liées à la recherche d'un
hôtel près d'un aéroport et à la
réservation d'une chambre en utilisant le langage XML OTA
du secteur.
Exemple, en cours d'implémentation de
l'utilisation de BPEL à grande échelle, dans le secteur
santé aux USA, avec le programme fédéral State
Children's Health Insurance Programs (Schip)
qui a pu s'adapter aux particularités de chaque Etat
avec autant de BPEL combinant des étapes "application à
application" et des interventions humaines de vérification et
confirmation.
Voir le
BPEL Learning Guide qui
rassemble défi-nitions et descriptions des outils des
offr
eurs : mieux
vaut apprendre à danser pour ne pas faire tapisserie
quand l'orchestre des SW se mettra à jouer pour de bon ! |
Il y a deux niveaux distincts de
sémantique pour un SW (Service Web ou Web Service),
le niveau du "métier" et le niveau "service".
WSDL est un outil ambitieux de
description d'un SW au niveau du "métier". Il peut
rester sectoriel ou fonctionnel pour coller au terrain et est donc
orienté human. La sémantique de description du
"service", y compris les actions qui sont demandées et/ou
offertes par un SW est orientée machine, au
contraire, pour que le SW entre les applications puisse être
automatisé.
Même problématique pour le
Semantic Web du W3C qui vise aussi à ce que les
exponentielles pages Web, ingérables même par
Google (qui ne trie que des caractères sans leur
signification, réservée à
l'human), puissent avoir un "sens"
perçu machine. En passant ainsi d'un Web
"document" à un Web "données". D'où la
convergence entre Semantic Web et sémantique des
services du web (SW) : pour certains il ne s'agit que
d'une addition d'utopies à la recherche de problèmes à
résoudre, pour d'autres, dont le W3C, c'est au
contraire une synergie très prometteuse puisque les SW
seraient ainsi un outil du Semantic Web. Et la
sémantique et ses outils de base, RDF et OWL, sont aussi intéressants pour le business, sans
parler du knowledge management. D'ailleurs, les
plus grands comme IBM ont une offre semantics.
Parmi les
standards de l'e-sémantique,
OWL-S était un premier essai
d'ontologie des SW, permettant aux applications d'avoir un langage
commun pour que la définition et "l'invocation" d'un service
soient compréhensibles par toutes les plates-formes. Dans ce
but, la modélisation étant incontournable, il
fallait une spécification pour modéliser les SW et leur
on-tologie : cinq institutions et entreprises européennes
(dont BT et SAP) viennent de faire une proposition en ce
sens au W3C, intitulée WSMO (Web Services Modeling
Ontology). Qui prend place à côté d'autres travaux.
Certes, WSMO est plutôt destiné aux
développeurs de SW, mais les responsables de business
devraient quand même se familiariser avec sa présentation, toute illustrée par un
exemple de réservation de billet. Ne serait-ce que pour
être capable de bien collaborer avec les informaticiens pour
le niveau sémantique des SW.
Cela en interne, pour assouplir l'EAI, comme
en externe, pour moderniser l'EDI. Ce pourrait f
aire de WSMO l'outil de
modélisation de tous leséchanges électroniques de
données de la SOA et de l'entreprise étendue.
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